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Les suspects du viol d'une étudiante doivent comparaître en justice

Les auteurs présumés du viol collectif d'une étudiante de 23 ans dans un bus à New Delhi, décédée des suites de l'agression, devaient comparaître jeudi devant la justice indienne pour la première fois.

03 janv. 2013, 08:30
inde

Les auteurs présumés du viol collectif de l'étudiante indienne risquent la peine de mort s'ils sont reconnus coupables. Ils comparaissent jeudi devant la justice indienne.

Les cinq suspects majeurs de cette affaire, qui vivent pour la plupart dans des bidonvilles de Delhi, doivent comparaître devant le tribunal du district de Saket, dans le sud de la capitale fédérale. La police doit formellement engager des poursuites pour viol, enlèvement et meutre à leur encontre.
 
Le sort d'un sixième accusé, présenté comme ayant 17 ans, restait encore indéterminé, des examens osseux ayant été ordonnés par les autorités pour déterminer son âge. S'il est avéré qu'il est mineur, il comparaîtra devant un tribunal pour enfants et n'encourra pas la peine de mort.
 
Rapport accablant
 
Rana Dasgupta, un membre du tribunal interrogé par l'AFP, a précisé qu'il était "obligatoire pour tous les accusés de se présenter devant le magistrat". Ce dernier prendra acte du rapport d'accusation présenté par la police puis en donnera une copie à tous les accusés.
 
Ce rapport de 1000 pages, selon les médias, compile les preuves accumulées à leur encontre, les plus accablantes reposant sur le témoignage du petit ami de la victime après le viol collectif. Présent au moment des faits, il a été battu à coup de barres de fer avant d'être jeté du bus.
 
Refus des avocats
 
Les avocats rattachés au tribunal de Saket ont annoncé mercredi qu'ils refusaient de défendre les auteurs présumés. "Nous avons décidé qu'aucun avocat ne se présentera pour défendre les accusés du viol, parce que ce serait immoral de défendre l'affaire", a annoncé Sanjay Kumar, un avocat membre du Barreau du district de Saket.
 
Selon M. Kumar, les 2500 avocats enregistrés auprès du tribunal ont décidé de "rester à l'écart" pour assurer une "justice rapide", signifiant ainsi que les avocats des suspects devront être commis d'office.
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