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Les officiers suisses pas impliqués

Aucun officier suisse n'a été impliqué dans les profanations perpétrées en Afghanistan par des soldats allemands, selon les indications de l'armée suisse. Une enquête a examiné leurs activités et leurs lieux d'engagement à l'époque des faits.

30 oct. 2006, 12:00

Deux officiers suisses travaillaient à ce moment, en 2003, au sein de l'état-major de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan à Kaboul.

«Ces officiers ne participaient en principe pas aux patrouilles», a déclaré hier le porte-parole de l'armée, Felix Endrich. Les investigations ont montré qu'«aucun Suisse n'était impliqué» dans les profanations, a-t-il ajouté.

L'activité des militaires suisses a changé dès 2004, selon lui. Outre un officier actif dans l'état-major de l'Isaf à Kaboul, trois Suisses - un médecin et deux officiers de liaison - étaient stationnés dans le nord de l'Afghanistan.

«Choquants»

Le ministre de la Défense Samuel Schmid expliquait samedi dans le quotidien «Blick» qu'il avait ordonné une enquête «pour plus de sûreté». Elle devait montrer si les Suisses étaient liés ou non aux profanations. Samuel Schmid a qualifié les faits eux-mêmes de «choquants».

L'armée suisse forme ses recrues de telle façon que de semblables agissements ne sont «pas possibles, pour autant que l'on puisse en juger», a affirmé Samuel Schmid.

Pour Martin Kallen, chef du service psycho-pédagogique de l'armée suisse, la racine des problèmes survenus en Afghanistan pourrait se situer au niveau du recrutement. Il est possible de filtrer à ce stade les personnes fragiles et inadéquates, estime-t-il dans un entretien diffusé samedi par la «Neue Luzerner Zeitung». Martin Kallen reconnaît toutefois qu'il est «très difficile de savoir comment un être humain peut réagir dans des circonstances extrêmes». / ats

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