Les occupants du parc Malheur en Oregon se sont rendus à la police

Le parc Malheur en Oregon n'est plus occupé. Les derniers militants se sont rendus jeudi à la police. Au final, une personne aura perdu la vie dans cette opération d'opposition de plus d'un mois.

11 févr. 2016, 22:26
La presse a donné un large écho à l'occupation du parc Malheur en Oregon.

Les derniers militants retranchés dans un parc naturel de l'Oregon, dans l'ouest américain, se sont rendus jeudi. Le lieu a été occupé plus d'un mois par un mouvement armé opposé au gouvernement fédéral. Un militant y a perdu la vie. La police fédérale (FBI) a annoncé avoir "placé en détention et sans incident les derniers occupants du parc national Malheur" jeudi matin (heure des Etats-Unis) avant la reddition d'un ultime militant. Deux quadragénaires avaient d'abord déclaré vouloir se rendre lors d'une conversation depuis le siège du parc et retransmise sur Internet.

Un troisième occupant originaire de l'Ohio est resté derrière eux et avait menacé de retourner son arme contre lui. "La liberté ou la mort !", a-t-il déclamé selon la conversation avec deux négociateurs. En milieu de matinée, l'homme s'est rendu et a été, à l'instar des deux autres, arrêté sans heurts, d'après le FBI. Ces occupants armés et coiffés de chapeaux de cow-boys campaient dans cette réserve naturelle depuis le 2 janvier, aux côtés d'un groupe de manifestants qui contestent l'autorité du gouvernement fédéral. Depuis mercredi, le FBI, équipé de véhicules blindés, encerclait le parc pour mettre fin à son occupation dans le but d'assurer "la sécurité de ceux qui se trouvent encore dans le parc".

Une victime

Les militants étaient au début du mouvement une trentaine mais leur nombre a diminué avec le temps. Ils ont commencé en soutien à deux éleveurs locaux. Père et fils, ces derniers étaient condamnés à des peines de prison pour avoir bouté le feu à des terres fédérales. Ils se sont rendus début janvier dans la prison où ils purgent depuis leur peine, et se sont désolidarisés des occupants du parc.

Le mouvement était mené par deux hommes arrêtés fin janvier lors d'une intervention policière sur une autoroute. L'un des manifestants est mort pendant l'opération, tué par la police alors que, selon elle, il refusait d'accéder à ses ordres et aurait approché ses mains d'une poche où se trouvait une arme chargée.