Les motards funambules font le spectacle

Samedi, environ 600 personnes sont venues observer les motards de trial dans la salle Anim'Halle des Ponts-de-Martel. Outre les pilotes régionaux, le public a eu la chance de voir à l'œuvre Loris Gubian, pilote professionnel français. Occasion également pour revenir sur la saison écoulée et sur le futur de ces funambules peu communs.

01 nov. 2010, 11:05

Difficile, sans l'avoir vu, de s'imaginer des motards escalader des obstacles de plus de deux mètres. C'est pourtant le quotidien de ces sportifs pratiquant le trial. Laurent Daengeli - quatre fois champion de Suisse et porte-drapeau de la discipline dans la région - entraîne à présent les quelques pilotes régionaux participant aux championnats de Suisse.

«Nous avons créé une équipe (réd: Team Swiss Trial) dont les buts sont la compétition et la progression des pilotes», explique-t-il. Cette organisation permet également de réunir des sponsors afin d'aider les pilotes à pratiquer leur passion sans être freiné par les impératifs financiers.

Le bilan du championnat, qui s'est achevé début octobre, reste un peu mitigé. «Je m'attendais à mieux, Thierry Graber (réd: 3e de la catégorie élites) a les qualités pour être champion de Suisse, mais il lui faudra encore persévérer. Loïc von Gunten et Julien Minerba (réd: 9e et 11e de la catégorie experts) n'ont pas eu le rendement attendu. Mais ils sont très assidus à l'entraînement et je ne doute pas que les résultats suivront dès l'année prochaine» analyse Laurent Daengeli.

Pour Thierry Graber cette troisième place finale s'apparente également à une petite déception. «Je visais une deuxième place au minimum, malheureusement ça n'a pas toujours fonctionné comme je le voulais. J'espère terminer premier dès l'année prochaine.»

Mais pour tous, l'heure était à la fête ce week-end avec la possibilité de pratiquer leur sport en indoor. «Ce genre d'événement nous permet de montrer notre savoir-faire au public et permet également aux pilotes, habitués aux compétitions en extérieur, de s'essayer à la salle, domaine généralement réservé à l'élite», explique encore Laurent Daengeli. «Les obstacles sont plus carrés et, expérience faite, on se fait plus mal quand on tombe. Je suis plus un adepte de la nature», rigole Thierry Graber.

«En Suisse, les structures pour les pilotes sont bien moindres qu'en France ou en Espagne. Il manque également des sponsors pour pratiquer ce sport au niveau professionnel», concluait Laurent Daengeli. Aucun doute pourtant qu'il fera tout pour amener ses pilotes aussi haut que possible. /RGI