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Les ministres des Finances du G20 pour un «pare-feu» européen

Les ministres des Finances du G20 se prononcent sur la réponse à la crise de la dette publique en zone euro à Mexico.

26 févr. 2012, 10:21
g20

Une réunion des ministres des Finances et banquiers centraux du G20 s'est ouverte à Mexico samedi vers 18h45 (01h45 dimanche en Suisse). L'Allemand Wolfgang Schäuble avait auparavant fustigé l'idée d'«injecter de l'argent indéfiniment» dans le système financier de la zone euro pour aider les Etats en difficulté.

Les participants ont été reçus par le président Felipe Calderon au château Chapultepec, a dit à l'AFP la présidence mexicaine de groupe de pays riches et émergents.

Ils devaient parler principalement de la réponse à la crise de la dette publique en zone euro, à un moment où l'Union européenne s'apprête à décider de la taille de son bouclier contre cette crise.

Les délégations non européennes du G20 voient l'Europe comme la principale menace à la croissance de l'économie mondiale et ont chacune de leur côté appelé les pays de la zone euro à se doter d'un «pare-feu» efficace.

150 milliards d'euros

Les trois délégations de la zone (Allemagne, France et Italie) et celle de l'Union européenne, qui est aussi membre du G20, sont venues de leur côté donner des assurances selon lesquelles la Grèce, obligée de restructurer sa dette publique, resterait un cas isolé.

Les ressources du Fonds monétaire international (FMI) étaient un autre sujet de débat.

Le FMI a lui annoncé en janvier être à la recherche des sommes nécessaires pour augmenter de 500 milliards de dollars sa capacité de prêts. Jusqu'ici, seule la zone euro s'est engagée à contribuer, ayant promis 150 milliards d'euros.

Ce projet du FMI provoque des réticences dans certains pays, au premier rang desquels les Etats-Unis et le Canada.

Critique auparavant

Les ministres des Finances du G20 s'engagent dans un communiqué à faire en avril le bilan des progrès réalisés en matière de renforcement des ressources du FMI, ont précisé samedi des sources du G20.

Le projet de communiqué, qui doit être finalisé au cours des rencontres prévues à Mexico ce week-end, fait des prêts bilatéraux et des accords d'emprunt des options possibles pour améliorer la puissance de feu du FMI.

Le Mexique, qui assure la présidence du G20, a fait pression pour que la question des ressources du FMI soit abordée en même temps que celle des initiatives que les Européens pourraient prendre pour résorber la crise de la dette souveraine, lors de la réunion des ministres des Finances et des banquiers centraux.

Avant la réunion, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a fustigé samedi à Mexico l'idée d'»injecter de l'argent indéfiniment» dans le système financier de la zone euro pour aider les Etats en difficulté.

Mise en garde lancée

«Je vais être clair: cela n'a aucun sens économique de suivre les appels (...) à injecter de l'argent indéfiniment dans les fonds de sauvetage ni de mettre en route la planche à billets de la BCE», a-t- il affirmé.

«Tout cela n'aidera pas les pays à surmonter leurs problèmes de long terme et à retrouver le calme sur les marchés», a-t-il prévenu.

Selon lui, «cela créerait une démotivation pour les pays à poursuivre le rééquilibrage et les réformes, et n'améliorerait pas les perspectives économiques de la zone euro».

L'Allemagne s'est régulièrement opposée à ceux qui, comme les Etats-Unis, proposaient eux que la Banque centrale européenne (BCE) rachète davantage d'obligations sur les marchés de la dette.

De leur côté, les Etats-Unis n'ont pas ouvertement appelé samedi les membres du G20 à puiser dans les réserves stratégiques pétrolières pour contrer les ruptures d'approvisionnement provoquées par les tensions avec l'Iran, ont indiqué des responsables du G20.

 

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