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Les lycéennes de Chibok abandonnées au sort de la secte islamiste au Nigeria

Plus de dix mois après l'enlèvement par Boko Haram, il ne s'est rien passé.

24 févr. 2015, 00:01
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CAROLINE DUMAYS

Il est mécanicien. Elle est couturière. Leur vie s'est arrêtée quand leur fille Sarah, 18 ans, a été kidnappée au lycée de Chibok par les troupes de Boko Haram avec 275 autres jeunes filles. Depuis cette journée du 14 avril 2014, Samuel et Sarah ne font qu'attendre.

"J'ai quitté le village. J'en ai trop vu. Je ne veux plus retourner là-bas" , confie Samuel, le père de Sarah. Avec ses cinq autres enfants, le couple a décidé d'aller vivre à Abuja. Mais sans argent dans la capitale nigériane, la famille de Chibok a échoué dans un taudis, au coeur du bidonville d'Asokoro Village.

"On avait là-bas une maison en dur. Ils ont tout brûlé. On vit désormais comme nos chèvres", se lamente la mère.

Si le couple s'est installé à Abuja, c'était aussi pour aider les autorités à retrouver leur fille. Mais plus de dix mois après l'enlèvement,...

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