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Les Etats-Unis inquiets

La dégradation de la situation est telle que l'état-major américain admet avoir échoué à endiguer les violences. Les chefs religieux tentent de mettre fin aux affrontements confessionnels L'armée américaine a admis avoir échoué à endiguer la vague de violences qui ensanglante Bagdad et va revoir ses plans de sécurité. Par ailleurs, des affrontements meurtriers ont opposé hier dans le sud du pays la police irakienne à des miliciens chiites radicaux.

22 oct. 2006, 12:00

«Pendant les trois premières semaines du mois de ramadan, les attaques en Irak ont augmenté de plus de 20%, et les violences ont de plus en plus visé les forces de sécurité», a indiqué jeudi le général William Caldwell, porte-parole de la Force multinationale en Irak.

«Nous sommes bien évidemment préoccupés par ce qui se passe à Bagdad». Il a en outre évoqué «d'intenses discussions» sur la façon de modifier le plan de sécurité de la capitale.

Pas de coïncidence

Dans le cadre de ce plan baptisé «En avant ensemble», lancé en juin par le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, environ 30.000 soldats américains et irakiens ont été déployés dans la capitale.

«Ce n'est pas une coïncidence si la montée des attaques contre les forces de la coalition et l'augmentation du nombre des victimes américaines coïncident avec notre présence croissante dans les rues de Bagdad et la course aux élections de mi-mandat américaines», le 7 novembre, a affirmé le général Caldwell.

Depuis début octobre, 74 soldats américains ont été tués en Irak, un mois qui s'annonce comme l'un des plus meurtriers pour l'armée américaine depuis l'invasion du pays en mars 2003. Pourtant, intervenant jeudi pendant un rassemblement électoral aux Etats-Unis, le président George Bush a exclu une nouvelle fois que les soldats américains, au nombre de 140.000, se retirent battus d'Irak.

Violences confessionnelles

En même temps, durant les trois premières semaines d'octobre et malgré le déploiement massif américain, des dizaines d'Irakiens ont péri tous les jours en Irak, surtout à Bagdad, dans les violences confessionnelles, mais aussi dans les attaques de la guérilla formée d'extrémistes sunnites.

Ces violences ont fait jeudi plus de 60 morts, en majorité des civils à Bagdad et dans le nord du pays. «Dans les zones où nous avons mené des opérations, il y a eu une augmentation des violences confessionnelles» entre sunnites et chiites, a dit le porte-parole. Pour remédier à ces violences, des religieux chiites et sunnites irakiens devaient se rencontrer hier soir à La Mecque pour signer un document prônant un arrêt du conflit confessionnel qui sévit en Irak.

Le document comporte dix points arrêtés lors d'une réunion préparatoire tenue par quatre oulémas chiites et sunnites irakiens début octobre. Il stipule notamment «l'interdiction d'effusion de sang musulman», «la préservation des lieux de culte» chiites et sunnites, «la défense de l'unité de l'Irak et de son intégrité territoriale» et «la libération de tous les détenus innocents».

Dans le sud du pays, des heurts ont opposé des miliciens de l'Armée du Mahdi, la milice du chef radical chiite Moqtada Sadr, à des policiers irakiens à Al-Amara, à 365 km au sud de Bagdad, ont indiqué des témoins et des sources hospitalières.

Dix-huit personnes ont été tuées, dont 10 rebelles, et 97 blessées, selon un responsable local. /ats-afp-reuters

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