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Les Etats-Unis et les pays émergents cancres de l'environnement

Les ressources naturelles se dégradent plus rapidement dans les grands pays émergents et aux Etats-Unis, constate le PNUE.

17 juin 2012, 19:09
En 20 ans, la Chine (-17%), les Etats-Unis (-20%), l'Afrique du sud (-33%) et le Brésil (-25%, photo) ont tous réduit de façon "significative" leur capital naturel -qui inclut aussi bien les ressources renouvelables que non renouvelables, comme les combustibles fossiles, les forêts ou les réserves de pêche, selon le rapport de l'ONU.

Les grand émergents à la forte croissance et les Etats-Unis sont les pays dont les ressources naturelles se dégradent le plus rapidement, selon un rapport publié dimanche se basant sur un nouvel indice, l'"indice de richesse globale".

A l'occasion de la conférence sur le développement durable Rio+20, le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a présenté cet indice qui prend en compte des données sur la production, le capital humain, mais aussi sur le capital naturel.

Il fait apparaître, comme le souligne le PNUE, "le véritable état de la richesse du pays et la durabilité de sa croissance", alors que le PNB et l'Indice de développement humain ne tiennent compte que "du court terme".

Lancé juste avant le sommet de la terre de 1992, l'IDH mesure à la fois le développement social et économique.

Sur vingt pays étudiés, la Chine est en tête pour la croissance annuelle de tous les indices, que ce soit le PNB par tête, l'IDH ou cet "inclusive wealth index" (IWI) par tête, mais en 20 ans son capital naturel a fondu de 17%, indique le rapport.

L'Allemagne et la France, respectivement au 13e et 14e rang pour la croissance du PNB et au 10e et 9e rang pour celle de l'IDH, font beaucoup mieux pour l'IWI, accédant respectivement aux 2e et 3e positions. Les Etats-Unis, 9e pour le PNB et 19e pour l'IDH, sont 10e pour l'IWI.

En 20 ans, la Chine (-17%), les Etats-Unis (-20%), l'Afrique du sud (-33%) et le Brésil (-25%) ont tous réduit de façon "significative" leur capital naturel -qui inclut aussi bien les ressources renouvelables que non renouvelables, comme les combustibles fossiles, les forêts ou les réserves de pêche, selon le rapport.

"Rio+20 est une occasion de revenir sur le PNB comme mesure de prospérité au XXIème siècle (...) beaucoup trop silencieux sur les mesures principales de bien-être humain", a estimé le directeur général du PNUE Achim Steiner.

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