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Les espèces menacées par le réchauffement climatique

La moitié des plantes et un tiers des animaux verront leur habitat réduit de moitié d'ici 2080 en raison du changement climatique.

13 mai 2013, 07:02
environnement

Plus de la moitié des espèces végétales et d'un tiers des espèces animales les plus communes devraient voir l'espace réduit de moitié d'ici 2080 à cause du réchauffement si la tendance actuelle se poursuit, selon un article publié dimanche dans la revue Nature Climate Change.La tendance augure d'un réchauffement de 4° d'ici 2100.

Les émissions de gaz à effet de serre (GES), en augmentation, mettent la planète sur la trajectoire d'un tel réchauffement par rapport aux niveaux pré-industriels.
 
Les chercheurs de l'université britannique de East Anglia se sont intéressés à l'impact d'une telle montée du mercure sur les "zones climatiques" de 48'786 espèces, soit les espaces où les conditions climatiques sont propices à leur existence.
 
Plantes, amphibiens et reptiles
 
Ce sont les plantes, les amphibiens et les reptiles qui sont le plus "à risque" car le rythme de leur capacité d'adaptation est plus lent que celui du changement climatique, souligne les chercheurs.
 
Les zones les plus touchées seraient l'Afrique sub-saharienne, l'Amérique centrale, l'Amazonie et l'Australie.
 
"Fourchette basse"
 
Selon la chercheuse Rachel Warren, ces estimations se situent "probablement dans la fourchette basse" dans la mesure où elles ne prennent en compte que l'impact de la hausse des températures et pas les évènements extrêmes induits par le changement climatique comme les cyclones ou les inondations.
 
"Les populations d'animaux en particulier pourraient disparaître plus que nous ne l'estimons avec moins de plantes disponibles pour les nourrir", explique-t-elle dans un communiqué présentant l'étude.
 
"Il y aura aussi des retombées sur les humains car il y a des espèces qui sont importantes pour la purification de l'eau et de l'air, pour limiter les inondations et le cycle de l'alimentation", ajoute-t-elle.
 
Mesures rapides indispensables
 
Selon l'étude, cet impact sur les zones climatiques des espèces pourra être limité, y compris de manière significative, si des mesures de réduction d'émissions de GES sont prises rapidement.
 
Si les rejets de GES plafonnaient en 2016, scénario irréaliste, les pertes de zones climatiques seraient réduites de 60%. Si les émissions atteignaient un plafond en 2030, ce chiffre serait de 40%.
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