Les députés français acceptent les salles de shoot

En France, les députés ont décidé de prendre exemple sur la Suisse en matière de lutte contre la toxicomanie. Pendant six ans au maximum, des salles de shoot vont pouvoir recevoir des toxicomanes en situation de détresse qui pourront être supervisés par une équipe médicale.

08 avr. 2015, 07:53
Le trafic de cocaïne se déroule en pleine rue, ce qui inquiète et irrite la population.

En France, les députés ont décidé de prendre exemple sur la Suisse en matière de lutte contre la toxicomanie. Pendant six ans au maximum, des salles de shoot vont pouvoir recevoir des toxicomanes en situation de détresse qui pourront être supervisés par une équipe médicale. 


L'Assemblée nationale a adopté mardi soir l'expérimentation de salles de consommation de drogue à moindre risques, communément appelées "salles de shoot". La durée de cette expérimentation sera de six ans au maximum.

La mesure a été adoptée par 50 voix contre 24, après plus de quatre heures de débats. Ces salles, déjà expérimentées dans d'autres pays, notamment en Suisse, sont destinées à des toxicomanes majeurs précarisés. Les substances illicites peuvent y être consommées sous la supervision supervision d'une équipe pluridisciplinaire.

Eviter les surdoses mortelles de drogue

Selon un rapport de l'Assemblée, trois salles pourraient ouvrir à terme. Pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, l'objectif "n'est pas de banaliser, de faciliter la consommation de drogue mais de prendre en compte des situations qui existent, qu'on les supporte ou pas, qu'on les voie ou pas".

Selon elle, on compte en France plus de 80'000 usagers de drogue par voie intraveineuse. Les surdoses tuent une centaine de personnes dans ce pays.