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Les barbouzes allemands blanchis

Berlin dément les informations selon lesquelles ses espions auraient fourni aux Etats-Unis un plan de défense de Bagdad avant l'invasion de 2003 Berlin a démenti hier avoir livré aux Américains un plan de défense de Bagdad avant la guerre en Irak en 2003. Le «New York Times» avait affirmé que des espions allemands avaient obtenu la copie d'un plan de Saddam Hussein.

28 févr. 2006, 12:00

Le porte-parole du gouvernement allemand, Ulrich Wilhelm, a déclaré que le BND, le service de renseignement extérieur allemand, «n'a eu aucune connaissance» d'un plan pour la défense de Bagdad qui aurait été adopté lors d'une réunion entre l'ancien dictateur Saddam Hussein et ses commandants le 18 décembre 2002 et qui aurait précisé les positions prévues des unités du régime.

L'information, parue dans le quotidien américain «New York Times», «est fausse», a souligné Ulrich Wilhelm. Le BND en a fait de même.

Selon le «New York Times», les Etats-Unis auraient été informés en mars 2003 par le renseignement allemand, un mois avant le début de la guerre, d'un nouveau plan de défense de Bagdad. Le journal cite «un rapport militaire américain secret». «Les services secrets allemands ont aidé les Etats-Unis bien plus que ce que leur gouvernement a admis publiquement», estime-t- il.

Le rôle des deux agents restés à Bagdad durant le conflit à la demande du gouvernement Schröder, en dépit de son opposition à l'offensive américaine, a provoqué un large débat en Allemagne. Les partis d'opposition avaient envisagé de demander une commission d'enquête parlementaire.

Le gouvernement d'Angela Merkel a présenté la semaine dernière un rapport détaillé dédouanant les deux agents, qui auraient bien livré aux Américains quelques informations afin de protéger des objectifs civils et mentionnant quelques positions militaires irakiennes, néanmoins sans signification décisive pour la conduite de la guerre. En Irak, des chars ont été déployés hier à Bagdad pour maintenir le calme précaire après les violences après les violences intercommunautaires meurtrières de la semaine dernière, marquées notamment par des attaques contre des mosquées.

Magasins pris d'assaut

Un couvre-feu avait été imposé durant trois jours sur la capitale et ses environs après la flambée de violences qui avait suivi le dynamitage, mercredi dernier, d'un mausolée chiite à Samarra, au nord de Bagdad. Après la levée du couvre-feu hier, les magasins et les stations d'essence ont été prises d'assaut.

La violence s'est quant elle poursuivie. Au moins dix personnes ont été tuées et plus d'une quarantaine d'autres blessées dans différentes attaques. La plus sanglante a fait quatre morts et quinze blessés lorsque deux bombes ont explosé près d'une mosquée sunnite située dans l'est de Bagdad à majorité chiite. /ats-afp-reuters

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