Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Le traité européen est désormais réalité

20 oct. 2007, 12:00

Les opposants au nouveau traité européen adopté à Lisbonne par les Vingt-sept demandent qu'il soit soumis à référendum. Mais ils se heurtent au refus des gouvernements, échaudés par le rejet de l'ancienne Constitution en France et aux Pays-Bas en 2005.

Ce texte a été approuvé dans la nuit de jeudi à hier au sommet de Lisbonne après d'ultimes concessions aux Italiens et aux Polonais. Il doit être signé le 13 décembre, ouvrant la voie au processus de ratification dans les 27 pays membres.

Les dirigeants européens croisent les doigts pour que le texte, qui doit sortir l'Union européenne (UE) de la crise ouverte par le rejet de la Constitution, soit ratifié sans grand débat, même si cela confirmait une désaffection des citoyens pour l'Europe.

Les 256 pages de texte, illisibles pour non-juristes, ont été spécialement rédigées pour permettre une ratification par les parlements nationaux plutôt que par référendum.

Alors que seule l'Irlande est légalement tenue d'organiser une consultation populaire, plusieurs gouvernements ont déjà annoncé qu'ils choisiraient la voie parlementaire.

Nicolas Sarkozy a même indiqué qu'il voulait que la France, qui avait rejeté la Constitution, «montre l'exemple» en ratifiant la première le nouveau texte, si possible avant fin 2007.

L'empressement du président français est partagé par de nombreux dirigeants européens, soucieux d'en finir avec des discussions qui durent depuis plus de six ans sur la réforme des institutions de l'UE.

Le premier ministre travailliste britannique, Gordon Brown, fait ainsi la sourde oreille aux appels de plus en plus pressants des eurosceptiques de son pays d'organiser un référendum.

Pour Gordon Brown, comme pour le président polonais Lech Kaczynski, il est urgent de tourner la page et de se consacrer aux «vrais» problèmes des Européens, en se gardant de parler de réforme institutionnelle «pendant de nombreuses années».

Malgré cette détermination, une montée en puissance des pro-référendum est encore possible. Une large majorité des électeurs en Grand-Bretagne, France, Allemagne, Espagne et Italie souhaiteraient une telle consultation, selon un sondage publié jeudi. / ats-afp

Votre publicité ici avec IMPACT_medias