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Le rêve du jeune motard Pedone prend forme

Pour sa deuxième saison dans le championnat allemand IDM, Giulian Pedone (16 ans) s'est donné les moyens pour franchir un nouveau palier, le dernier, celui du Mondial. Dans un sport où l'argent est roi, le talent de ce pilote de 125 cm3 ne suffit plus.

14 mai 2010, 10:03

«Quand tu es mieux dans ton corps, tu te sens mieux dans ta tête et tu gagnes ce brin de lucidité qui te permet de remporter les courses. C'est un cercle!»

Conscient que rien n'arrive au hasard, le Landeronnais Giulian Pedone, a mis toutes les chances de son côté cette année. Programme d'entraînement particulier, suivi diététique, séances multiples de motocross dans la région et trois semaines d'entraînement en mars et avril en Espagne.

«Je ne me suis jamais senti aussi bien», affirme-t-il. «Durant tout l'hiver, j'ai effectué cinq entraînements hebdomadaires de renforcement musculaire, sans compter les extras, ce qui m'a permis de m'affûter et de gagner en endurance. Pour avoir une chance de percer, il faut mettre toutes les chances de son côté.» Parti dimanche sur le circuit de Sachsenring pour une dernière séance avant sa course du week-end à Oscherschleben, le pilote du team RZT Racing s'est fixé des objectifs ambitieux pour sa deuxième saison dans le championnat allemand IDM. «J'espère finir dans le top-5, mais je cours toujours pour gagner», relève-t-il. «Avec les améliorations que nous avons apportées à la moto, sans trop de problèmes techniques, cet objectif est réalisable. Cela dit, le championnat est plus relevé cette année que l'an dernier.»

Après une saison d'apprentissage réussie - dixième rang final, meilleur pilote suisse et meilleur rookie -, «GiuGiu» rêve de participer à une manche du championnat du monde, de préférence à Sachsenring ou à Assen, deux circuits qu'il connaît comme sa poche. «Sportivement, cela me permettrait de savoir quel chemin il me reste à parcourir avant, peut-être, d'être au niveau professionnel», lâche-t-il.

Dans un sport où l'argent prime sur les aspects sportifs, son talent seul ne suffit pas. En plus du budget annuel dépassant les 100 000 francs, la famille Pedone doit trouver des fonds pour obtenir une wild-card, une fameuse entrée dans le monde des grands. «Il faut compter une dizaine de milliers de francs entre les frais de transport, de logement, ceux du team et ceux de course. Afin que Giulian puisse participer à ces épreuves, nous sommes contraints de réunir cette somme avant la fermeture des inscriptions en juin», explique, Roméo, son père. «Ne pas avoir l'opportunité de se mesurer aux plus grands serait un échec, pas sportif, mais un échec tout de même.» La gloire est à ce prix. /LME

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