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Le premier ministre s'en va en pleine crise politique

27 mars 2009, 04:15

Le président tchèque Vaclav Klaus a plaidé hier à Prague pour une «solution rapide» à l'actuelle crise politique, après avoir formellement accepté la démission du cabinet piloté par le libéral Mirek Topolanek. La crise a éclaté en pleine présidence de l'Union européenne.

«La solution doit être rapide, c'est la situation économique compliquée tout comme la présidence de l'Union européenne qui l'exigent», a souligné le chef de l'Etat, au cours d'un bref point de presse avec le chef de la droite libérale.

Vaclav Klaus a ensuite demandé à la coalition de centre-droit démissionnaire d'expédier les affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau gouvernement. Il s'est prononcé contre une situation transitoire trop longue en souhaitant une solution avant la fin de la présidence tchèque de l'UE, le 30 juin.

La coalition de centre-droit, très fragile depuis sa formation en janvier 2007, a vu sa majorité s'éroder au fil des disputes et des scissions. Mardi, seuls 96 députés ont voté contre la motion de censure qui a conduit à sa chute, quatre élus issus de la majorité parlementaire ayant voté pour. La démission formelle s'est déroulée dans une atmosphère de tension visible entre les deux hommes, après plusieurs déclarations musclées faites la veille par le premier ministre.

«Nul ne doute du rôle de Vaclav Klaus», dans la chute du gouvernement, a en effet lancé Mirek Topolanek mercredi soir à la télévision. Un peu plus tôt, il avait aussi affirmé que le vote de défiance avait été fêté au Château, le siège de la présidence «jusqu'à une heure et demie du matin». L'eurosceptique chef de l'Etat n'a jamais apprécié son premier ministre, trop pro-européen et trop mou dans la gestion des affaires économiques selon lui. Il lui revient désormais de nommer un nouveau chef de gouvernement de son choix dans les délais qui lui conviennent. Malgré cette animosité ouverte, Mirek Topolanek, 52 ans, espère être à nouveau chargé de la difficile tâche de former un nouveau cabinet. Et s'il ne parvient pas à trouver de majorité parlementaire, il souhaite des élections anticipées dans les plus brefs délais.

«L'impasse est telle et a fait tant de mal à la République tchèque, que la seule issue me semble être d'organiser des élections anticipées dès que possible», a déclaré Mirek Topolanek. Toutefois, cette solution est difficilement réalisable au plan constitutionnel, et les observateurs parient plutôt sur un blocage prolongé. /ats-reuters

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