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Le jour de Herbst, le cauchemar des Suisses

11 févr. 2008, 12:00

A Garmisch-Partenkirchen, les slalomeurs se sont divisés en deux catégories: Reinfried Herbst et les autres. Parmi ces autres, Manfred Mölgg (2e à 0''65) et Ivica Kostelic (3e à 1''18) ont vainement tenté de contester la victoire à l'Autrichien, tandis que les Suisses ont sombré de concert.

Meilleur chrono sur les deux manches, Herbst a signé son deuxième succès sur le circuit, après Shigakogen en mars 2006. Agé de 29 ans, ce pur slalomeur s'était aussi distingué en décrochant l'argent des JO de Turin. Soit quelques faits saillants dans une carrière débutée en 2001, mais pas assez pour se départir de l'étiquette de «l'Autrichien de plus» derrière les stars des piquets que sont les Raich, Matt ou autre Schönfelder.

Mais à Garmisch, c'est bel et bien lui, Reinfried Herbst, qui a sauvé le pays du ski roi (aucun autre Autrichien dans les 10). «Je n'ai pas assez de mots pour dire ma joie», a commenté le vainqueur du jour. «Ma carrière a été marquée jusqu'à présent par beaucoup de bas, avec trois blessures et six opérations, et quelques hauts. Ce n'est jamais facile de revenir après de tant de problèmes.» Toujours chez les caïds du slalom, le numéro un mondial Jean-Baptiste Grange a flanché (25e). Jour sans également pour le local Felix Neureuther (17e) et pour Mario Matt (out).

Quant à Benjamin Raich, modeste onzième, il n'a que très partiellement profité de l'élimination de Bode Miller et de l'absence de Didier Cuche dans l'optique du classement général de la Coupe du monde. L'Américain mène toujours le bal avec 98 points d'avance sur l'Autrichien et 185 unités sur le Neuchâtelois.

Côté suisse, le slalom de Garmisch a tourné au naufrage général. Seul qualifié pour la deuxième manche, Marc Gini a enfourché la première porte l'après-midi. Pas mieux pour Marc Berthod, lui qui a enfourché après deux piquets seulement sur le premier tracé. Le skieur de St-Moritz, sixième dans la hiérarchie mondiale lors de l'exercice précédent, a été éliminé cinq fois cette saison sur huit slaloms.

Quant à Daniel Albrecht, largué à près de trois secondes, il a dû se contenter du rôle de spectateur lors de la deuxième manche. Tout comme Berthod, le Valaisan est assurément en train de payer les efforts consentis pour justifier son statut de polyvalent.

Du côté de Sandro Viletta et Markus Vogel, ce n'est pas encore ça. Flanqués de dossards élevés, les deux «bleus» de Swiss-Ski ont été éliminés avant même le premier temps intermédiaire. Bref, l'absence pour blessure du régulier Silvan Zurbriggen devient de plus en plus pesante pour l'équipe suisse de slalom.

«Je ne sais pas ce qui nous arrive. Mais le ver est dans la pomme», a commenté Gini. «Cela m'agace», a ajouté Berthod. «J'aurais au moins voulu finir une manche, histoire de retrouver le rythme.» / si

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