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Le jeune tueur sud-coréen était solitaire et morbide

Quarante-huit heures après le carnage de Virginia Tech, le profil psychologique du forcené se précise: Cho Seung-Hui, qui a tué 32 personnes, est présenté comme un jeune homme solitaire et morbide, dont les troubles étaient connus des autorités. L'enseignante Nikki Giovanni, célèbre aux Etats-Unis pour ses poèmes, a déclaré qu'elle avait insisté en 2005 pour ne plus avoir l'étudiant sud-coréen en cours, car il intimidait les autres élèves en les prenant en photo et en écrivant des textes obscènes et violents.

19 avr. 2007, 12:00

«J'étais prête à démissionner plutôt que de continuer à faire cours avec lui. Il y avait quelque chose de mauvais chez ce garçon», a-t-elle expliqué sur CNN. En 2005, Cho avait fait l'objet d'une enquête pour avoir harcelé deux étudiantes.

C'est également à l'automne 2005 que Lucinda Roy, professeure d'anglais à Virginia Tech, s'était inquiétée auprès des autorités du contenu des travaux écrits rendus par Cho. Il y évoquait notamment l'assassinat d'un professeur. La police avait alors décidé de le faire suivre par un psychologue. Ce dernier avait envoyé l'étudiant dans un hôpital psychiatrique fin 2005. «Depuis ces contacts en novembre et décembre 2005, il y a plus d'un an, je n'ai pas d'autres informations sur d'autres incidents ou rapports envoyés à notre département», a affirmé hier le chef de la police du campus, Wendell Flinchum.

Les enquêteurs ont aussi découvert que le jeune homme avait sur lui des couteaux, alors que des ordonnances médicales pour soigner une dépression ont été trouvées dans sa chambre.

Armé de deux pistolets achetés légalement, Cho a tué 30 étudiants et professeurs dans plusieurs classes du Norris Hall, avec méthode, après avoir condamné les portes à l'aide de chaînes. La police n'a toujours pas confirmé qu'il était l'auteur de la première fusillade au West Ambler Johnston Hall, une résidence universitaire où une étudiante et un étudiant ont été abattus. Mais les analyses balistiques ont montré que la même arme avait été utilisée dans les deux fusillades.

La direction de l'université avait été critiquée pour ne pas avoir fait évacuer le campus après ce premier drame.

Il est apparu que la police a initialement suivi une fausse piste, ce qui expliquerait le délai de plus de deux heures qui a permis au forcené de retourner dans sa chambre, de prendre des armes et d'autres munitions et d'aller dans le bâtiment de Norris Hall pour poursuivre le carnage.

Par ailleurs, le président sud-coréen Roh Moo-hyun s'est dit choqué hier d'avoir appris que l'auteur du massacre était l'un de ses compatriotes. Il a présenté ses condoléances aux familles des victimes et au peuple américain. / ats-afp

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