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Le foulard de retour à l'université?

20 sept. 2007, 12:00

Les projets du gouvernement turc de remplacer la constitution du pays, rédigée après un coup militaire, a provoqué un violent débat. Le nouveau texte devrait autoriser le voile islamique à l'université, question ultrasensible en Turquie, pays musulman mais laïc. Le président turc Abdullah Gül et le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, issus de la mouvance islamiste, se sont dits favorables à l'abolition de l'interdiction du port du voile sur les campus, strictement appliquée jusqu'à présent. Alors que juristes et cadres du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir, discutent du bien fondé d'une telle abrogation dans le projet de nouvelle constitution qu'ils ont élaboré, les deux hommes ont affirmé que l'interdiction violait les libertés individuelles. «Le droit à une éducation supérieure ne peut pas être restreint en raison de la tenue que porte une jeune femme», a dit Recep Tayyip Erdogan au «Financial Times».

«Un tel problème n'existe pas dans les sociétés occidentales mais il existe en Turquie et je crois qu'il s'agit du premier devoir de ceux qui sont en politique que de résoudre ce problème», a-t-il ajouté. Les défenseurs de la laïcité, comme l'armée, la haute magistrature et les recteurs d'universités, considèrent le port du foulard comme un geste de défiance à l'égard du régime laïc turc. Ils accusent l'AKP d'Erdogan et de Gül, qui vient d'être élu à la présidence après des scrutins tumultueux, de vouloir éroder la séparation de l'Etat et de la religion. Le comité des recteurs, farouchement opposé aux projets du gouvernement, a qualifié d'«illégitime» toute tentative de vouloir lever cette interdiction. / ats-afp

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