Le cinéma interroge la politique

Cinéma politique et stars se disputent la vedette au 56e Festival de Berlin qui a débuté hier. Dix-neuf longs métrages sont en lice pour l'Ours d'or attribué le 18 février par un jury présidé par l'actrice britannique Charlotte Rampling.

10 févr. 2006, 12:00

Montré en ouverture jeudi soir, «Snow Cake» est une production canado-britannique. Ce film de Marc Evans est l'un des 19 de la compétition principale. L'ouvrage se déroule dans l'Ontario. Il raconte une amitié naissante entre une femme autiste (Sigourney Weaver) et un quinquagénaire ayant gardé des séquelles psychologiques d'un accident de voiture.

«Les films sont très politiques et réalistes», a averti le directeur du festival, Dieter Kosslick. Ainsi «L'ivresse du pouvoir» de Claude Chabrol et seul film français en compétition, suit les méandres du scandale du groupe pétrolier français Elf. Isabelle Huppert y campe une tenace juge d'instruction.

Histoire véridique

Autre film politique très attendu, «The road to Guantanamo» du Britannique Michael Winterbottom. Entre fiction et documentaire, ce long métrage retrace l'histoire véridique de trois musulmans britanniques détenus durant deux dans la base américaine.

Le cinéma d'outre-Rhin sera représenté par un nombre record de quatre films. Il y aura par exemple «Les particules élémentaires» d'Oskar Roehler, adapté du roman de Michel Houellebecq. /ats-afp