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La Turquie refuse de sanctionner l'Iran

30 mars 2010, 04:15

Le premier ministre turc a reçu hier à Ankara la chancelière allemande Angela Merkel. Alors que Recep Tayyip Erdogan a prôné un règlement diplomatique de la crise du nucléaire iranien, la chanchelière allemande a rappelé qu'elle privilégiait le recours à des sanctions.

«Nous pensons que les sanctions ne sont pas la bonne voie, et que le meilleur moyen (de résoudre ce problème), c'est la diplomatie», a déclaré le chef du gouvernement turc. «La Turquie partage une frontière de 380 km avec l'Iran et ce pays est un partenaire important, notamment dans le domaine énergétique. Ce sont des choses dont nous devons tenir compte dans nos relations», a-t-il ajouté.

«Nous sommes contre la présence d'armes nucléaires dans notre région. Mais n'y a-t-il pas un autre pays dans notre région qui possède des armes nucléaires? Si. A-t-il été visé par des sanctions? Non!», a poursuivi le dirigeant turc, faisant allusion à Israël, qui est doté d'un arsenal nucléaire. Angela Merkel, favorable à de nouvelles mesures pour faire plier Téhéran, a de son côté souhaité que la Turquie revienne sur sa position et vote des sanctions au Conseil de sécurité des Nations unies.

Avant d'entamer cette visite en Turquie, la première depuis 2006, la chancelière allemande a lancé son pays dans un nouveau débat sur l'intégration des quelque 2,5 millions d'immigrés turcs. Angela Merkel a réaffirmé: «Nous voulons que les gens qui vivent depuis de nombreuses générations chez nous s'intègrent à ce pays».

«Cela signifie évidemment que la langue allemande soit apprise et que les lois allemandes soient respectées», a ajouté la conservatrice. Pour rappel, Recep Tayyip Erdogan avait précédemment appelé à la création de lycées turcs en Allemagne. Cette proposition, bien qu'elle ne soit pas nouvelle, a suscité la désapprobation d'une grande partie de la classe politique. /ats-afp

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