La pollution de l’air fait plus de 300’000 décès par an dans l’UE

Même s’il a diminué de plus de 10% en une année, ce chiffre reste alarmant. Avec 39’300 morts, la Pologne est le pays le plus touché relativement à sa population.
15 nov. 2021, 07:26
En 2018, le nombre de morts lié aux particules fines PM 2,5 était estimé à 346'000. (illustration)

La pollution aux particules fines a provoqué 307’000 décès prématurés dans l’Union européenne en 2019. Ce chiffre reste alarmant mais a diminué de plus de 10% en un an, selon un rapport de l’Agence européenne de l’environnement publié lundi.

D’après cette étude, plus de la moitié de ces vies pourraient être sauvées si les 27 pays membres respectaient les nouveaux objectifs de qualité de l’air récemment fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).



En 2018, le nombre de morts lié aux particules fines PM 2,5 (particules en suspension dans l’air dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) était estimé à 346’000.

La nette baisse de 2019 s’explique en partie par des conditions météorologiques favorables mais surtout par la poursuite de l’amélioration progressive de la qualité de l’air en Europe, selon l’AEE.

Pologne plus touchée

Au début des années 1990, les particules fines, qui pénètrent profondément dans les poumons, provoquaient ainsi près d’un million de décès prématurés dans les 27 pays de l’UE, d’après ces données. Un chiffre déjà tombé à environ 450’000 en 2005.

Parmi les principaux pays de l’UE, la pollution aux particules fines a été responsable en 2019 de 53’800 décès prématurés en Allemagne, 49’900 en Italie, 29’800 en France et 23’300 en Espagne, selon l’EAA. Avec 39’300 morts, la Pologne est le pays le plus touché relativement à sa population.

L’AEE mesure également les décès liés aux deux autres principaux polluants de l’air dangereux pour la santé, mais n’additionne pas les bilans car cela conduirait selon elle à des doubles comptages.

Pour les particules d’ozone (O3), la tendance en 2019 était aussi à la baisse avec 16’800 morts prématurées, soit un recul de 13% sur un an. Pour le dioxyde d’azote (NO2), gaz produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, les décès prématurés ont diminué d’un quart entre 2018 et 2019, passant à 40’400.