La pluie interrompt les recherches sur le mont Ontake au Japon

Les sauveteurs ont du une nouvelle fois interrompre leurs opérations jeudi sur le mont Ontake au Japon. Après des secousses sismiques mardi, cette fois c'est la pluie qui fait des siennes. Pour l'instant, 47 décès ont été confirmés.

02 oct. 2014, 11:17
La pluie a interrompu les recherches sur le mont Ontake jeudi. Le bilan s'élève actuellement à 47 morts confirmées.

Cinq jours après la spectaculaire éruption sur le mont Ontake, au Japon, les sauveteurs ont interrompu jeudi leurs recherches en raison de la pluie. Le bilan des victimes, encore provisoire, fait état de 47 morts. Le volcan, situé au centre du pays, culmine à 3067 mètres.

Plus d'un millier de policiers, pompiers et soldats s'étaient regroupés à l'aube pour explorer les lieux. La pluie les a forcés toutefois à suspendre les opérations peu avant midi (heure locale), par crainte de glissements de terrain sur un sol aux apparences lunaires couvert de cendres et pierres.

Les recherches avaient déjà dû être stoppées mardi en raison d'une recrudescence de trépidations. Elles avaient repris mercredi, jour au cours duquel onze nouvelles victimes ont été découvertes.

Le bilan de cette éruption pourrait être plus important, plusieurs personnes assurant être toujours sans nouvelles de proches. "Parmi les randonneurs qui s'étaient enregistrés, cinq restent injoignables et d'autres, qui ne s'étaient pas signalés (avant de monter), ont pu disparaître", a déclaré jeudi le porte-parole adjoint du gouvernement.

Selon un responsable de la ville de Kiso, au pied du volcan, bien que les 47 corps retrouvés aient été identifiés, encore 24 personnes semblent manquer à l'appel, une estimation grossière qui ne garantit pas que ces absents aient forcément péri dans le drame. Maintes victimes ont été tuées par des projections de pierres et de rochers.

Béton humide

Selon le volcanologue Takayuki Kaneko, interrogé par la chaîne Nippon TV, "des pierres ont apparemment volé à 300 km à l'heure, avec une puissance fracassante". Cinq personnes mortes étaient coincées entre des rochers de plusieurs mètres de diamètre qu'il a fallu casser avec du matériel de chantier, a précisé le quotidien "Mainichi".

L'épaisseur de la couche de cendres est par endroit de 50 cm et certains corps étaient à demi enfouis, d'après des sauveteurs cités dans le même journal. Un autre secouriste a expliqué au quotidien sportif "Nikkan" que les cendres collaient aux pieds "comme du béton humide".

Eruption surprise

Jeudi matin, d'après les images des télévisions, d'importantes vapeurs cendrées, fumées et gaz toxiques continuaient de s'échapper de plusieurs cratères au sommet du volcan, un site touristique très prisé des randonneurs. La précédente éruption de grande ampleur à cet endroit remonte à 1979.

A en croire les experts en volcanologie et géologie, la catastrophe de samedi n'était pas prévisible. Tous ont été surpris par sa soudaineté.