La parole à la défense vendredi, Pistorius peut-être à la barre

Les avocats d'Oscar Pistorius demandent une pause dans le procès pour meurtre d'Oscar Pistorius, entré dans son quinzième jour mardi. Ils laissent entendre que le champion sud-africain pourrait peut-être venir le premier à la barre vendredi.
07 août 2015, 13:31
Oscar Pistorius n'a jamais dit un mot en public sur l'affaire, sinon pour plaider non coupable le 3 mars au premier jour de son procès.

La parole passera à la défense vendredi dans le procès pour meurtre d'Oscar Pistorius, entré dans son quinzième jour mardi.

Ses avocats demandent une pause et laissent entendre que le champion sud-africain pourrait peut-être venir le premier à la barre.

Un membre de la défense de Pistorius, Brian Webber, a laissé entendre que le champion handisport pourrait venir à la barre à la reprise dès vendredi. "C'est probable", a-t-il dit. Mais un autre avocat Kenny Oldwage, s'est montré plus évasif: "On verra".

Le témoignage de l'accusé est d'autant plus attendu qu'il n'a jamais dit un mot en public sur l'affaire, sinon pour plaider non coupable le 3 mars au premier jour de son procès.

Passible de la peine maximum, 25 ans de réclusion incompressibles, le jeune homme de 27 ans a laissé ses avocats lire à sa place sa déposition et donner sa version des faits. Selon celle-ci, il a tué sa petite amie Reeva Steenkamp par accident en ouvrant le feu sur la porte fermée des WC. Il croyait qu'un cambrioleur était caché dedans après avoir entendu des bruits suspects.

Le procès s'éternise

Pour justifier la pause dans ce procès qui s'éternise et coûte déjà très cher, le principal défenseur de Pistorius Me Barry Roux a expliqué qu'il voulait contacter les témoins à charge n'ayant pas déposé, soit plus de 80 personnes.

"Il y a un certain nombre de témoins de l'accusation que nous n'avons pas pu interroger car c'est le privilège du parquet" de ne pas les appeler à la barre, a-t-il dit, souhaitant "voir lesquels seraient disponibles et d'accord pour s'entretenir avec nous".

Juste avant, le procureur Gerrie Nel avait mis fin au défilé des témoins à charge, une vingtaine sur 107, dont plusieurs voisins ayant entendu des hurlements de femme la nuit du meurtre et des experts de la police.

Le dernier témoin appelé à la barre est un policier du commissariat voisin de la résidence de Pistorius qui a certifié que le quartier était tranquille et statistiquement peu sujet à la criminalité.