La Grèce devra quand même payer ses dettes

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a déclaré que le référendum prévu par la Grèce sur les demandes de ses créanciers ne l'exonère pas du paiement de ses dettes.
07 août 2015, 15:34
Dutch Finance Minister and chair of the eurogroup Jeroen Dijsselbloem speaks during a media conference after a meeting of eurogroup finance ministers in Brussels on Saturday, June 27, 2015. Anxiety over Greece's future swelled on Saturday after Prime Minister Alexis Tsipras' call to have the people vote on a proposed bailout deal. (AP Photo/Thierry Monasse)

"Il est de la responsabilité du gouvernement grec de faire face à ses obligations, en premier lieu vis-à-vis du FMI", a déclaré M. Dijsselbloem lors d'une conférence de presse après une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles. "C'est une responsabilité et elle ne disparaît pas."

"Nous allons avoir une deuxième réunion pour débattre des conséquences de la conclusion politique qui vient d'être tirée et pour préparer toutes les mesures nécessaires afin d'assurer qu'en tout temps, la stabilité de la zone euro reste à un haut niveau", a-t-il ajouté.

Accord "envisageable"

Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, ne participera pas à cette deuxième réunion. Ce dernier a déclaré qu'un accord de toute dernière minute entre son pays et ses créanciers reste envisageable pour empêcher un défaut d'Athènes.

"Dans ces moments décisifs, le gouvernement grec se bat pour qu'il y ait un accord de dernière minute d'ici mardi", a-t-il dit à l'issue de la première réunion de l'Eurogroupe. Il fait référence à l'échéance du 30 juin, date à laquelle la Grèce doit rembourser 1,6 milliard d'euros de prêts au Fonds monétaire international (FMI).

Yanis Varoufakis a regretté le rejet par les autres ministres des Finances de la zone euro de la demande grecque d'une brève prolongation du plan d'aide en cours, qui prendra fin mardi.

"Ce refus va certainement nuire à la crédibilité de l'Eurogroupe en tant qu'union démocratique d'Etat membres partenaires. Et j'ai très peur que les dommages causés soient durables", a-t-il déclaré.

La porte est ouverte à d'autres discussions avec la Grèce, a déclaré Jeroen Dijsselbloem. Le président de l'Eurogroupe s'est exprimé samedi soir, peu après le rejet par l'Eurogroupe de la demande grecque d'une prolongation du plan d'aide dont bénéficie Athènes.

Critiquant la décision du gouvernement grec d'organiser un référendum le 5 juillet sur les dernières propositions des créanciers d'Athènes, Jeroen Dijsselbloem a souligné que les pays membres sont déterminés à préserver la stabilité financière de la zone euro en utilisant tous les instruments à leur disposition.

Le président de l'Eurogroupe a ajouté que les créanciers d'Athènes sont prêts à fournir une assistance technique au système bancaire grec. "Nous sommes tous prêts à soutenir si nécessaire la Grèce après l'expiration du plan d'aide le 30 juin", a-t-il insisté.

Il a précisé que le ministre grec Yanis Varoufakis avait pris de lui-même la décision de quitter la réunion de l'Eurogroupe dans l'après-midi, avant la fin des discussions.