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La Grande-Bretagne exige des explications

Londres est «très préoccupée» par le sort d'employés locaux de son ambassade à Téhéran et demande «des clarifications urgentes» à l'Iran. Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a par ailleurs salué la décision de l'UE de convoquer les ambassadeurs iraniens.

04 juil. 2009, 11:46

«Nous avons pris note des remarques de l'ayatollah Jannati qui a laissé entendre que certains de nos employés locaux en Iran pourraient être jugés. Nous demandons des clarifications urgentes aux autorités iraniennes concernées», a indiqué hier le ministre. David Miliband s'est dit certain que les employés mis en cause «n'avaient pas pris part à des actions inappropriées ou illégales».

Neuf employés locaux de l'ambassade britannique avaient été arrêtés le 28 juin après les manifestations contre la réélection de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad à la présidentielle du 12 juin. Selon le gouvernement britannique, deux restaient détenus hier.

Le chef de la plus haute instance électorale d'Iran, Ahmad Jannati, a indiqué que certains d'entre eux seraient traduits en justice. Les pays de l'Union européennes (UE) ont décidé hier de convoquer tous les ambassadeurs ou chargés d'affaires iraniens. Le ministère allemand des Affaires étrangères a indiqué de son côté avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran pour lui annoncer que «si la situation actuelle ne change pas, cela s'en ressentira immédiatement sur les relations entre l'Union européenne et l'Iran».

Si les employés de l'ambassade britannique n'étaient pas libérés la semaine prochaine, l'UE pourrait monter en puissance. «On garde toutes les options ouvertes», a indiqué une source proche de la présidence suédoise de l'Union européenne. A l'étude: des restrictions sur l'octroi de visas à certains dignitaires iraniens et un rappel temporaire des ambassadeurs de l'UE en Iran. Cette dernière mesure, considérée comme plus radicale, suscite moins d'enthousiasme. Les Européens veulent éviter de compromettre une reprise des pourparlers sur le nucléaire avec l'Iran, déjà en mauvaise voie.

Les inquiétudes européennes ne sont pas sans fondement: mercredi, un haut responsable militaire iranien a estimé que l'Europe était désormais «disqualifiée» pour prendre part aux négociations sur le nucléaire en raison de son «ingérence» dans les affaires intérieures du pays.

En Suisse, le Département fédéral des affaires étrangères a également convoqué l'ambassadeur d'Iran en poste à Berne. Les services de Micheline Calmy-Rey n'ont pas donné plus de détails. Selon le journal alémanique «Mittelland Zeitung», l'ambassadeur d'Iran a été convoqué la semaine passée. /ats-afp

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