La France renforce son dispositif de sécurité après la mort de l'otage

Le gouvernement français prend des mesures de sécurité préventives contre les risques terroristes dans les lieux publics et les transports après la décapitation de l'otage en Algérie.

25 sept. 2014, 14:47
epa04416593 French Army Chief of Staff General Pierre de Villiers (L) and Head of French Intelligence Services (DGSE) Bernard Bajolet (R) leave the Elysee Palace after an extraordinary defense council with French President Francois Hollande in Paris, France, 25 September 2014. French President Francois Hollande said that the beheading of a French hostage in Algeria gives new urgency to stop terrorism and called on UN member states to support the fight.  EPA/ETIENNE LAURENT

Les mesures de sécurité vont être renforcées dans les lieux publics et les transports en France après l'exécution d'un otage en Algérie par un groupe qui a fait allégeance à l'Etat islamique (EI), a annoncé jeudi l'Elysée après un conseil de défense. Les drapeaux seront mis en berne vendredi, samedi et dimanche en France pour rendre hommage à Hervé Gourdel.

Dans la lutte contre le terrorisme, la France est prête à apporter son soutien "à tous les Etats qui en feraient la demande", ajoute la présidence française dans un communiqué. A la demande de Bagdad, la France a commencé vendredi dernier des frappes aériennes en Irak contre des positions de l'Etat islamique. De nouvelles frappes ont eu lieu jeudi, a annoncé le porte-parole du gouvernement.

"Les mesures de prévention contre les risques terroristes mises en oeuvre sur le territoire national vont être renforcées dans les lieux publics et dans les transports", peut-on lire dans un communiqué publié après un conseil de défense sous la présidence de François Hollande.

Vaste opération en Algérie

Les drapeaux seront mis en berne vendredi, samedi et dimanche en France pour rendre hommage à Hervé Gourdel, guide de montagne de 55 ans décapité en Algérie par un groupe islamiste qui a fait allégeance à l'EI, en représailles aux premières opérations françaises en Irak. "La France tout entière est en deuil après l'exécution barbare de notre compatriote", peut-on lire dans le communiqué. "Ce crime ne saurait rester impuni".

L'armée algérienne menait pour sa part dans la journée une vaste opération pour retrouver le corps de l'otage français décapité et "neutraliser" Jund al-Khilafa qui a revendiqué son assassinat, a indiqué une source sécuritaire à l'AFP. Selon une autre source, près de 3000 militaires participent à cette opération.