La défense du français dans tous ses états

21 oct. 2010, 11:45

Les ministres des Affaires étrangères chargés de préparer le Sommet de la francophonie - qui s'ouvrira demain et durera jusqu'à dimanche - ont débuté hier leurs travaux à Montreux. Parmi les nombreux thèmes sur la table, la défense du français dans les organisations internationales a été «très longuement évoquée».

Cette question tient particulièrement à cœur au secrétaire général de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), Abdou Diouf, qui «pousse à fond» pour que la langue de Molière soit davantage utilisée dans ces cercles, a rappelé son conseiller spécial, Ousmane Paye, lors d'une conférence de presse en fin de journée.

L'objectif est que tous les ressortissants de la francophonie utilisent le français dans les organisations internationales. Des «pactes linguistiques» doivent être signés dans ce sens samedi lors du sommet par le Liban, les Seychelles et Sainte-Lucie, a précisé Ousmane Paye. Les quelque 70 chefs d'Etat et de gouvernement réunis fixeront également des caps à ce sujet dimanche, à la fin du sommet, a-t-il ajouté.

La question rejoint la première thématique au menu à Montreux, à savoir «Les relations internationales et la place de la francophonie dans la gouvernance mondiale». Les deux autres sont «Les défis du développement durable, de la sécurité alimentaire et des changements climatiques», et «La langue française et l'éducation dans un monde globalisé».

Le sommet doit parvenir à une déclaration finale, également examinée hier par les ministres, qui sera annoncée dimanche. Le texte «illustrera» le thème général de cette année, «Défis et visions d'avenir pour la Francophonie», 40 ans après la fondation de l'OIF, a indiqué Ousmane Paye. Lancée par sa présidente, la cheffe de la diplomatie suisse Micheline Calmy-Rey, la conférence ministérielle, qui s'achève demain, a également passé en revue cinq projets de résolution. Ceux- ci seront transmis aux chefs d'Etat et de gouvernement.

Ces résolutions sont en lien avec le but du sommet de Montreux, à savoir faire le point sur les engagements de Bamako, pris en 2000, qui mettaient l'accent sur la défense des droits humains et démocratiques.

L'une concerne les crises dans les pays de la Francophonie, dont la Guinée, le Niger et Madagascar. «Il s'agit d'évaluer les actions menées par la Francophonie dans ces contextes», a précisé Ousmane Paye. Les autres résolutions traitent de la solidarité avec Haïti, du terrorisme, mais aussi des faux médicaments et de la criminalité transfrontalière. /ats