L'opposition iranienne dénonce les exactions

02 août 2015, 18:45

Des rassemblements ont été organisés ce week-end dans une centaine de villes pour dénoncer les violations des droits humains en Iran et soutenir l'opposition. A Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad a subi son premier revers en devant se séparer de son vice-président, et reste sous le feu des critiques des conservateurs.

L'une des plus importantes manifestations s'est déroulée samedi à Stockholm, où se sont rassemblées quelque 4000 personnes.

A Copenhague et à Londres, près d'un millier de personnes se sont réunies, de même qu'à Amsterdam, où elles ont dénoncé «la politique répressive» de Téhéran avec l'avocate et prix Nobel de la paix iranienne Shirine Ebadi. Paris a comptabilisé quelque 600 manifestants, New York plusieurs centaines, Vienne 300, Genève 250 et Lausanne une vingtaine. A Genève, une délégation s'est ensuite rendue au Haut commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme pour y remettre une lettre destinée à sa cheffe, Navanethem Pillay.

En Iran même, le camp réformateur s'est à nouveau mobilisé via différents sites internet, après l'annonce de la mort en prison de deux manifestants arrêtés durant le mouvement de contestation de la présidentielle du 12 juin.

Un des vice-présidents du parlement, Mohammad Reza Bahonnar, s'est déclaré hier «inquiet pour la situation des prisonniers». Il a assuré que le parlement allait «suivre» ces affaires.

D'après les associations de défense des droits humains, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées depuis le vote. Les sites internet de l'opposition ont lancé plusieurs appels condamnant les méthodes des services de sécurité et appelant à la libération de ces détenus. Les autorités iraniennes affirment avoir libéré la majorité des manifestants arrêtés.

Les chefs de l'opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi ont demandé au ministre de l'Intérieur l'autorisation pour une cérémonie dans le Grand Mossala (lieu de prière) de Téhéran en hommage aux manifestants tués.

D'après des témoins, de nouveaux heurts ont opposé samedi à Téhéran la police et la milice des Bassidji à des centaines de manifestants. Selon un témoin, «ils ont battu des gens qui scandaient Moussavi, nous te soutenons et Rendez-nous notre vote.» /ats-afp-reuters

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