Jean-François Copé candidat à l'investiture présidentielle à droite

Député-maire de Meaux, en Île-de-France, Jean-François Copé a annoncé ce dimanche lors du journal de 20 heures sur France 2 qu'il est candidat à la primaire de la droite et du centre, qui se tiendra en novembre.

14 févr. 2016, 21:41
La candidature de Jean-Francois Copé (à gauche) n'est certainement pas une bonne nouvelle pour l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé a annoncé dimanche soir sa candidature à la primaire de la droite et du centre de novembre. Il s'agit d'une mauvaise nouvelle pour Nicolas Sarkozy, déjà malmené dans les sondages et au sein de son propre camp.

Le député-maire de Meaux s'est déclaré lors du journal de 20 heures de France 2. Au même moment, Nicolas Sarkozy était l'invité de TF1.

"Je serai candidat à cette élection car, après 18 mois de silence, des années et des années d'engagement, j'ai écrit un livre qui raconte le projet que je veux proposer aux Français", a-t-il dit.

"Je trouve très hypocrite de retarder inutilement (ma candidature) alors même qu'est arrivée la décision des juges sur cette triste affaire Bygmalion dans laquelle je n'ai cessé de clamer mon innocence", a-t-il poursuivi. "Ça a été une épée de Damoclès qui a disparu", a-t-il justifié.

Cure de silence médiatique

Jean-François Copé est le sixième candidat déclaré à l'investiture présidentielle à droite pour 2017.

Contraint à la démission de la présidence de l'ancien parti UMP en mai 2014 à la suite des révélations de l'affaire Bygmalion, un système présumé de fausses facturations pour masquer un dérapage supposé des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il s'était astreint durant 18 mois à une cure de silence médiatique.

Parti "à la rencontre des Français", l'ancien ministre chiraquien, dont les relations avec Nicolas Sarkozy se sont dégradées, est revenu en première ligne, début janvier, avec la sortie d'un livre "Le Sursaut français". Dans cet ouvrage, il se confie sur sa traversée du désert et détaille un projet d'alternance.

Entendu à deux reprises dans l'enquête Bygmalion, dont une seconde audition sous le statut de témoin assisté le 8 février dernier, Jean-François Copé n'a pas été mis en examen. Il s'agit d'une étape décisive à ses yeux, celle de l'"innocence", pour revenir dans le jeu politique.