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«Je n'ai rien à défendre»

Sophie Lamon disputera les Jeux olympiques pour la deuxième fois après 2000 et sa médaille d'argent par équipes. La Sédunoise revient de très loin. Elle a bien grandi, Sophie Lamon. Elle qui avait fait sensation à Sydney, en 2000, en se parant d'argent alors qu'elle n'avait que 15 ans - la Suisse n'avait été battue que par la Russie en finale -, disputera ses deuxièmes Jeux olympiques à Pékin. Huit ans plus tard, quelques titres en plus, des podiums en Coupe du monde, quelques blessures aussi, la Sédunoise est à nouveau candidate à une médaille. En individuel, cette fois. Elle revient de si loin qu'elle n'en sera que plus dangereuse pour ses rivales.

02 août 2008, 12:00

Sophie Lamon, le fait de vous être qualifiée lors du tournoi de zone, ultime épreuve de rattrapage, vous libère-t-il d'un poids?

J'aborderai les Jeux comme j'ai appréhendé cette dernière compétition. J'entrerai dans le tournoi pour aller chercher quelque chose. A Prague, c'était une qualification pour les Jeux. A Pékin, ce sera une médaille. Je n'ai rien à perdre, rien à défendre. J'ai surtout conscience de ma chance d'être présente aux Jeux. Quelque part, les deux tournois se ressemblent. Tout se jouera en très peu de temps.

Vous revenez de très loin, vous qui étiez blessée et reléguée assez loin au classement voici encore peu de temps...

J'ai toujours eu pour objectif de me qualifier pour les Jeux. Après mon opération, je n'ai jamais pensé à remonter simplement sur une piste. Je suis revenue dans le seul but d'obtenir mon billet pour Pékin.

A Sydney, en 2000, vous n'aviez que 15 ans lorsque vous aviez remporté la médaille d'argent par équipe. En quoi cette expérience va-t-elle vous servir?

Dans la façon d'appréhender le tournoi olympique. Je sais à quoi m'attendre. En même temps, depuis huit ans, j'ai eu l'occasion d'engranger de l'expérience, tant lors des Mondiaux que lors des championnats d'Europe. C'est toute cette expérience que j'accumule depuis huit ans qui va me servir. Entre Sydney et Pékin, au niveau de mon escrime, c'est le jour et la nuit. Il n'y a plus de comparaison possible.

Quelle est votre attente par rapport à ces Jeux?

Je suis dans le même état d'esprit qu'à Prague, lorsque j'ai été chercher mon billet. Cette fois, je vise une médaille. Au départ, il y a vingt-cinq filles. Quinze d'entre elles peuvent l'emporter. Je suis consciente qu'il est possible d'aller jusqu'au bout comme je peux sortir au premier tour. Par rapport à Athènes, en 2000, j'ai davantage de repères. J'essaierai d'être dans les meilleures conditions possibles avant d'aborder la compétition. Le but est d'arriver en confiance, d'être bien préparée.

Les Asiatiques évolueront à domicile. Est-ce un avantage?

Il y aura énormément plus d'attente autour d'elles, forcément un peu de pression supplémentaire aussi. On sait que Na Li n'a pas réalisé une grosse saison; elle est blessée avec un poignet en mauvais état. Sinon, il faudra compter avec les deux Russes, les deux Hongroises, les deux Françaises et les deux Allemandes. Maintenant, il est difficile de désigner des favorites au vu des derniers tournois. J'ai constaté qu'après la période de qualification, la pression était retombée. Les filles n'avaient pas non plus intérêt à arriver trop vite en forme.

Connaissez-vous Pékin?

Oui, j'y suis déjà allée plusieurs fois. En 2005, j'y étais restée trois semaines pour un stage d'entraînement. Récemment, j'ai encore disputé la coupe du monde à Nankin. Je ne serai donc pas en terrain inconnu.

Logerez-vous dans le village olympique?

Bien sûr. Je ne vois pas l'intérêt de m'isoler à l'hôtel. Le village olympique fait partie des Jeux, de l'ambiance. En outre, le stade est tout proche du parc olympique.

On imagine qu'à 23 ans, vous profiterez davantage des Jeux qu'à Sydney...

J'avais déjà bien profité en 2000. Moi qui adore tous les sports, j'avais vu de nombreuses disciplines. Je compte bien suivre d'autres compétitions à Pékin. /CSP

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