Japon: un robot envoie des images de l'intérieur du réacteur de Fukushima et rend l'âme

Il n'aura pas survécu très longtemps à des doses de radioactivité très élevées, mais le petit robot-serpent envoyé par l'opérateur Tepco dans le réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima aura eu le temps d'envoyer quelques images avant de rendre l'âme.

14 avr. 2015, 13:31
On ne voit pas grand-chose sur les images vidéos envoyées par le robot. Et il s'est arrêté après une dizaine de mètres seulement.

Moins de trois heures. C'est la durée de vie du petit robot envoyé vendredi par l'opérateur japonais Tepco pour tenter d'explorer l'intérieur du réacteur N°1 de la centrale nucléaire de Fukushima, détruit en mars 2011 par un tremblement de terre suivi d'un tsunami.

Il n'aura parcouru que quelques dizaines de mètres au coeur d'une eau très hautement radioactive. Juste le temps d'envoyer quelques images de l'endroit le moins hospitalier du monde. 

Selon Japantimes, les ingénieurs s'attendaient à ce qu'il survive durant une dizaine d'heures. Mais il a tout de même pu effectuer quelques prélèvements et mesurer la température de l'eau et son niveau de radioactivité. 

Alors qu'il devait repérer des traces de combustible nucléaire, il s'est arrêté après moins de trois heures et Tepco n'a pas pu le récupérer. 

Le site usinenouvelle précise qu'une nouvelle phase d'investigation qui devait démarrer ce lundi, avec un autre robot similaire, a été annulée.

Au total, Tepco estime que le démantèlement de la centrale devrait durer trente ans.

La justice interdit le redémarrage d'une autre centrale

La justice japonaise s'est opposée mardi à la remise en marche des réacteurs n°3 et n°4 de la centrale nucléaire de Takahama. Les juges ont donné raison aux habitants de la région inquiets pour la sécurité des installations.

Une cour de la province de Fukui (ouest), où sont implantées les tranches Takahama 3 et 4, a estimé que les conditions n'étaient pas réunies sur le volet parasismique pour autoriser ces unités à être remises en exploitation, selon un groupe de citoyens plaignants.

Le régulateur avait pourtant jugé en décembre et confirmé en février que ces deux réacteurs répondaient aux critères plus sévères imposés aux installations nucléaires pour faire face aux risques de catastrophes naturelles et d'accidents critiques, en tirant les leçons du désastre de Fukushima. Toutefois, selon la justice, ces critères ne sont pas suffisamment "rationnels".