Japon: un homme arrêté après avoir posé un drone sur le toit du premier ministre

Un Japonais, qui avait posé un drone avec des traces de radioactivité sur le toit des bureau de Shinzo Abe, s'est rendu à la police.

25 avr. 2015, 10:27
Investigators gather around a small drone covered with blue sheets, on the roof of Prime Minister Shizo Abe's official residence in Tokyo Wednesday, April 22, 2015.  Japanese authorities were investigating Wednesday after the small drone reportedly containing traces of radiation was found on the roof of the prime minister's office, sparking concerns about drones and their possible use for terrorist attacks.  (Tsuyoshi Ueda/Kyodo News via AP) JAPAN OUT, MANDATORY CREDIT

Un Japonais a été arrêté samedi pour avoir fait voler un petit drone ayant des traces de radioactivité jusqu'au toit des bureaux du Premier ministre, a annoncé la police. Il s'est rendu lui-même à la police.

Yasuo Yamamoto, un chômeur de 40 ans, s'est livré tard vendredi à la police de la préfecture de Fukui, à 350 kilomètres à l'ouest de Tokyo, avec un équipement de guidage de drone. Il a expliqué qu'il avait voulu exprimer ses opinions antinucléaires, selon les médias locaux.

Dans son blog cité par les médias, le présumé pilote du drone explique que l'engin transportait un message écrit exprimant son opposition à l'énergie atomique. Il l'avait placé dans une bouteille du sable de Fukushima où a eu lieu une catastrophe nucléaire lors du tsunami de 2011.

Dans son blog, Yasuo Yamamoto précise avoir piloté le drone jusqu'au toit de la résidence vers 3h30 du matin le 9 avril. Il voulait le faire atterrir devant la résidence, mais en a perdu le contrôle et est rentré chez lui sans savoir où il avait atterri.

Dans un dernier message sur le blog, le pilote du drone déplore qu'il ait fallu deux semaines aux autorités pour retrouver le drone sur le toit de la résidence officielle. Personne ne s'était rendu sur le toit depuis que le Premier ministre, Shinzo Abe, y a atterri en hélicoptère le 22 mars, selon les médias.

Actuellement, les vols de drones ne subissent aucune restriction au Japon. Yasuo Yamamoto peut être poursuivi pour "obstruction à l'activité normale des affaires", ayant forcé la police à régler le problème du drone qui a atterri sur les bureaux du Premier ministre, selon un porte-parole de la police.