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Israël gèle des fonds palestiniens après leur demande d'adhésion à la Cour pénale internationale

Israël riposte à la décision du président Mahmoud Abbas d'adhérer à la Cour pénale internationale. M Netanyahu et son gouvernement ont décidé de geler les transferts d'argent de l'Autorité palestinienne nécessaire au payement de ses fonctionnaires, a annoncé samedi un responsable israélien.

03 janv. 2015, 19:58
le Premier ministre Benjamin Netanyahu riposte face à la décision de l'Autorité palestinienne d'adhérer à la Cour pénale internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a décidé, après consultation des membres de son gouvernement, de geler un transfert de fonds de 500 millions de shekels israéliens (127 millions de francs suisses) par mois, sur lequel compte l'Autorité palestinienne pour sa gestion courante et le salaire de ses fonctionnaires, a déclaré le responsable israélien.

Poursuites envisagées

Israël envisage aussi de poursuivre pour "crimes de guerre" des dirigeants palestiniens, en riposte à la demande palestinienne d'adhésion à la Cour pénale internationale (CPI) où ils pourraient citer des dirigeants israéliens pour les mêmes accusations.

Un communiqué transmis samedi à l'AFP et attribué à "des sources proches d'un responsable gouvernemental israélien" affirme que ces poursuites devant des tribunaux aux Etats-Unis et ailleurs pourraient viser le président palestinien Mahmoud Abbas, l'Autorité palestinienne et "de hauts responsables palestiniens". Le texte ne donne toutefois aucun détail sur le lieu et la manière dont ces poursuites pourraient être lancées.

Colère israélienne et américaine

Vendredi, trois jours après le rejet de leur résolution sur la fin sous trois ans de l'occupation israélienne, les Palestiniens ont demandé officiellement à adhérer à la CPI. Outre la colère d'Israël, cette décision a provoqué le courroux des Etats-Unis qui jugent qu'elle ne fera qu'envenimer le conflit au Proche-Orient.

Depuis plusieurs mois, les responsables israéliens, le Premier ministre Benjamin Netanyahu en tête, multiplient les déclarations visant à assimiler les exactions de l'EI en Irak et en Syrie aux "crimes de guerre" dont il accuse le Hamas.

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