Grande-Bretagne: Farage veut empêcher l'arrivée d'immigrés porteurs du VIH

Le leader du parti populiste UKIP Nigel Farage ne veut pas d'immigrants porteurs du VIH sur le territoire britannique et l'a fait savoir.

10 oct. 2014, 16:14
Nigel Farage a déclaré que son parti voulait "contrôler la quantité et la qualité des gens qui viennent".

Nigel Farage a suggéré que les immigrés porteurs du VIH devraient se voir interdire d'entrer sur le territoire britannique. Le leader du parti populiste UKIP était accusé vendredi en Grande-Bretagne d'avoir atteint un "niveau d'ignorance inédit".

Nigel Farage a fait cette déclaration dans une interview à "Newsweek Europe". Soulignant que son parti, europhobe et anti-immigration, voulait "contrôler la quantité et la qualité des gens qui viennent", il a précisé que, par gens de qualité, il entendait aussi ceux "qui n'ont pas le VIH". Leur interdire l'entrée du pays serait "un bon début", a-t-il ajouté.

Avec cette sortie, M. Farage a atteint un "niveau d'ignorance inédit", a aussitôt protesté le président du Terrence Higgins Trust, principale association britannique en relation avec le virus du VIH et le sida.

La classe politique a aussi crié son indignation. La députée travailliste Pamela Nash a fait part de son "dégoût" face à un exemple de "discrimination flagrant". Son collègue conservateur Henry Smith a déclaré au Guardian que Nigel Farage n'était "pas intéressé par l'avenir du pays mais seulement par son prochain coup de publicité".

Interrogé par BBC Radio 4 vendredi, Nigel Farage n'a pas démenti ses propos même s'il n'a pas voulu cette fois citer expressément les porteurs du VIH. "Nous ne pouvons pas nous permettre que des personnes avec des maladies potentiellement mortelles soient soignées dans notre système de santé public", a-t-il dit.