France: un maire décrète l’obligation «d’être en joie» à l’occasion d’un festival local en Vendée

Le maire d’un village de Vendée (ouest de la France), regrette qu’il y ait «trop de morosité» dans l’Hexagone. C’est pourquoi il a obligé ses administrés à «être en joie» pendant sept jours, à l’occasion du festival de musique local «Ville en joie».
18 sept. 2019, 19:27
Le maire d'un village de Vendée (ouest de la France) a décrété l'obligation "d'être en joie" durant une semaine, à l'occasion du festival de musique "Ville en joie".

Le maire d’un village de Vendée, dans l’ouest de la France, a officiellement décrété l’obligation pour ses administrés «d’être en joie» pendant une semaine en octobre, à l’occasion d’un festival local. Il a interdit musiques tristes et livres qui se finissent mal.

Maniant le langage propre à l’administration française, Freddy Riffaud, maire sans étiquette politique des Essarts-en-Bocage (9000 habitants), a publié un arrêté municipal officiel portant sur la semaine du 5 au 11 octobre, lors de la première édition du festival de musique «Ville en joie».

«Considérant la vitesse à laquelle une émotion négative peut se répandre et faire des ravages» et «le risque élevé de mauvaise humeur à l’arrivée de l’automne et au taux d’ensoleillement moins important», l’élu demande «de ne laisser rentrer sur notre territoire (…) aucune personne qui pourrait faire barrage à l’expression de cette émotion (la joie)».

«Trop de morosité»

L’arrêté, daté du 13 septembre, exige aussi «d’interdire la diffusion de toute musique qui pourrait être perçue comme déprimante ou triste, de films, d’histoires ou de livres qui se terminent mal» ou encore de «produire des endorphines, les hormones du bonheur, en riant au moins trois fois par jour».

Interrogé par l’AFP, Freddy Riffaud, qui travaille à mi-temps dans l’informatique, regrette «qu’il y ait trop de morosité» dans l’Hexagone. Il affirme vouloir tenter «de diffuser un état d’esprit» joyeux dans les commerces et chez les habitants de sa ville.