France: un commissariat de police attaqué aux mortiers d’artifice près de Paris

Dans la nuit de samedi à dimanche, des tirs d’artifice ont ciblé un commissariat de police. L’incident n’a fait aucune victime mais plusieurs véhicules et le bâtiment des forces de l’ordre ont été endommagés.
11 oct. 2020, 10:57
Le commissariat de police de Champigny a été la cible de tirs de mortiers d'artifice dans la nuit de samedi à dimanche (illustration).

Une quarantaine de personnes se sont attaquées dans la nuit de samedi à dimanche à un commissariat de police situé dans la banlieue de Paris avec des tirs de mortiers d’artifice, sans faire de blessés, a-t-on appris de source policière.

Plusieurs véhicules de police ont été dégradés ainsi que la porte vitrée d’entrée du commissariat qui est situé au coeur d’une cité de la ville de Champigny-sur-Marne, dans la banlieue sud de Paris. Huit mortiers ont été retrouvés non loin, a indiqué la préfecture de police de Paris.

 

 

Les incidents ont débuté peu avant minuit et se sont achevés une heure plus tard. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Dans un tweet, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a exprimé «son soutien aux policiers visés par ces actes intolérables».

Que faudra-t-il pour que le gouvernement s’engage à protéger ses forces de l’ordre.
Frédéric Lagache, délégué général du syndicat de police Alliance

Un syndicat de police, Alliance, a aussitôt dénoncé cette attaque. «Il est grand temps que le gouvernement se saisisse des violences commises contre les forces de l’ordre (…) Plus personne ne respecte les forces de l’ordre et le gouvernement n’a pas réussi malheureusement à inverser cette tendance», a réagi son délégué général, Frédéric Lagache.

«Que faudra-t-il pour que le gouvernement s’engage à protéger ses forces de l’ordre», a-t-il ajouté.

Plusieurs attaques

Ce commissariat a déjà été plusieurs fois la cible de telles attaques, notamment en avril dernier pendant le confinement en raison de la pandémie du coronavirus ou encore en 2018.

Cette attaque survient plusieurs jours après celle ayant blessé par balles deux policiers, en civil, en région parisienne et sur fond d’une police française sous tension.