France: un adolescent inculpé pour le viol et le meurtre d'une fillette

Un garçon de 16 ans a été inculpé dimanche soir pour le viol et le meurtre d'une jeune fille de 12 ans. Tous deux étaient élèves d'un centre thérapeutique situé dans le sud de la France.
07 août 2015, 13:35
L'adolescent encourt la réclusion criminelle à perpétuité "sauf si l'excuse de minorité est retenue"

Un adolescent a été inculpé et écroué dimanche soir pour le meurtre et le viol d'une fillette de 12 ans, a-t-on appris auprès du parquet. Le drame s'est produit vendredi dans le centre thérapeutique dont elle était pensionnaire à Lodève, dans le sud de la France.

Au cours de sa garde à vue, ce garçon de 16 ans, élève du même établissement, a nié les faits avant de reconnaître l'existence de relations sexuelles. "Nous avons de bonnes raisons de penser" que ces relations "n'ont pas été consenties" et qu'"il lui a donné la mort", a déclaré un peu plus tôt le procureur de la République à Montpellier, Christophe Barret, lors d'une conférence de presse.

L'adolescent a été mis en examen (inculpé) pour "meurtre sur mineur de moins de 15 ans précédé, accompagné ou suivi du crime de viol", a-t-on appris auprès du parquet.

La victime, prénommée Sihem, est décédée d'un syndrome asphyxique. "On a relevé sur son corps des traces de strangulation d'une part, et d'autre part les experts estiment que d'autres mécanismes ont pu être mis en oeuvre", a détaillé le représentant du parquet.

"Il peut s'agir par exemple soit d'un bâillon sur la bouche, soit de la position de son corps tel qu'il a été découvert qui ne lui aurait plus permis de pouvoir respirer normalement", a-t-il ajouté.

La fillette avait disparu vendredi à la mi-journée de cet institut pour enfants et jeunes en difficulté de Campestre, situé à l'écart de la ville de Lodève. Son corps avait été découvert tard dans la soirée de vendredi, dissimulé sous des vêtements, dans la lingerie située au troisième étage d'un pavillon en partie désaffecté.

Sans antécédent judiciaire et décrit comme un garçon sans problèmes, l'adolescent encourt la réclusion criminelle à perpétuité "sauf si l'excuse de minorité est retenue". Dans ce cas, il risque 20 ans de prison.