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France-Algérie: procès pour trafic d'enfants ouvert à Alger

Le procès de treize personnes, dont des franco-algériens, accusées d'avoir enlevé des enfants algériens pour les faire adopter en France s'est ouvert lundi au tribunal criminel d'Alger.

27 mai 2013, 15:28
alger
Le procès de treize personnes, dont des franco-algériens, accusées d'avoir enlevé des enfants algériens pour les faire adopter en France s'est ouvert lundi au tribunal criminel d'Alger. L'affaire avait été révélée en 2009.
 
Selon l'accusation, le dossier concerne un nombre indéterminé d'enfants envoyés à Saint-Etienne, dans le centre-est de la France, où ils ont été adoptés moyennant finances. Sept des accusés sont présents mais aucun des Français d'origine algérienne résidant à Saint-Etienne n'assiste au procès.
 
"Il n'y a aucune affaire de détournement d'enfants", a déclaré Me Allel Boutouili, l'un des avocats du principal accusé, le docteur Khelifa Hanouti incarcéré depuis le 2 mars 2009. "La seule femme sur laquelle repose toute l'instruction a raconté que ses jumelles Ahlem et Katia ont été enlevées et vendues à un couple vivant en France", selon Me Boutouili.
 
L'avocat affirme que "selon des documents en (sa) possession, les deux petites filles nées en 1997 ont été adoptées par (...) une femme vivant à Alger". Selon l'arrêt de renvoi, le docteur Hanouti est accusé de transfert illégal d'enfants à l'étranger avec l'aide d'un notaire accusé d'avoir rédigé "des documents de désistement", signés par des mères célibataires.
 
Parfaitement légal, selon la défense
 
L'instruction avait été ouverte suite au décès, en 2009, d'une jeune fille dans une clinique d'Aïn Taya à Alger, appartenant au principal accusé. Selon Me Boutouili, son client avait dans un premier temps également été poursuivi pour avortement illégal. Mais ce chef d'accusation avait finalement été abandonné.
 
"L'autre accusé, Boualem Ibari, vivant à Saint-Etienne, avait adopté deux garçons à la pouponnière d'Aïn Taya selon la réglementation algérienne", a précisé Me Boutouili. "Il a même eu l'autorisation du tribunal de Rouiba pour changer leurs noms et les faire sortir d'Algérie en les mettant sur son passeport", a ajouté l'avocat.
 
Les inculpés sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs, séquestration, transfert d'enfants avec préméditation, usage de faux, faux en écriture, et usurpation d'identité.
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