France: Alexandre Benalla condamné à 3 ans de prison dont 1 ferme

Le tribunal de Paris a condamné vendredi l’ancien proche collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla pour avoir notamment commis des violences en réunion et usurpé la fonction de policier. Il pourra purger sa peine d’emprisonnement chez lui avec un bracelet électronique.
05 nov. 2021, 16:35
L'affaire avait déclenché un séisme politique.

L’ex-proche collaborateur du président français Alexandre Benalla a été condamné à 3 ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique, notamment pour des violences lors de la manifestation du 1er mai 2018. L’affaire avait fait scandale en France.

L’ex-proche collaborateur du président, aujourd’hui âgé de 30 ans et reconverti dans le privé, était poursuivi pour 12 infractions, au premier chef pour «violences en réunion» et «immixtion dans la fonction de policier» lors d’une manifestation en 2018 à Paris.



Présent ce jour-là dans le dispositif des forces de sécurité comme observateur, coiffé d’un casque des forces de l’ordre, cet inconnu du grand public était filmé en train de brutaliser des personnes, en marge d’une manifestation émaillée de violences, en plein coeur du Quartier latin, à Paris.

«Confiance trahie»

«Vous avez été investi d’une certain pouvoir, réel au regard de vos fonctions, supposé du fait de votre proximité avec le président de la République», a déclaré la juge à l’énoncé du jugement.

Vous avez trahi la confiance qui vous a été faite par cette nomination.
La juge du tribunal de Paris

«Vous avez trahi la confiance qui vous a été faite par cette nomination», a-t-elle poursuivi. Le tribunal a choisi cette peine «au regard de la gravité des multiples faits, des missions que vous exerciez, qui exigeaient de vous rigueur et exemplarité, de votre comportement insupportable au corps social».

La magistrate a souligné le «sentiment d’impunité et de toute-puissance» du prévenu, qui a été en outre reconnu coupable d’avoir utilisé frauduleusement ses passeports diplomatiques après son licenciement, d’avoir fabriqué un faux document pour obtenir un passeport de service et d’avoir illégalement porté une arme en 2017.