France: accusés de «nuisances sonores», les canards de Soustons ne seront pas abattus

Les canards de Soustons (Landes) ne seront pas abattus et pourront continuer de cancaner. La justice a mis fin au conflit opposant la propriétaire des animaux, une éleveuse de 67 ans, à un couple qui se plaignait de «nuisances sonores importantes».

19 nov. 2019, 18:55
Le conflit opposait la propriétaire, qui élevait une cinquantaine de canards dans la commune depuis 36 ans, à un couple ayant acquis la propriété voisine il y a un an environ. (illustration)

Comme leur célèbre congénère Maurice, coq à l’île d’Oléron, les canards de Soustons (Landes) ont été autorisés par la justice mardi à continuer de cancaner, du moins en attendant une expertise acoustique. Leurs cris importunaient des voisins.

Les canards ne seront pas abattus, a annoncé à l’AFP leur propriétaire, Dominique Douthe, 67 ans, en s’affirmant «soulagée» de la décision du tribunal d’instance de Dax. Les voisins de l’éleveuse, qui se plaignaient de nuisances sonores, ont été déboutés, a précisé son avocat Me Philippe Lalanne : «En l’état, il n’y a pas de preuve d’un trouble illicite ou anormal», a-t-il dit à l’AFP.

 

 

«C’est une décision importante, c’est un soulagement pour Mme Douthe», a-t-il ajouté, précisant que le juge avait «ordonné une expertise acoustique qui devrait être réalisée au premier trimestre 2020. J’ai l’impression que le juge, avec cette expertise, nous donne l’occasion de nous réunir et de discuter afin de trouver une solution amiable».

Un conflit opposait Mme Douthe, qui élevait une cinquantaine de canards et d’oies à titre non professionnel dans la commune depuis 36 ans, à un couple ayant acquis la propriété voisine il y a un an environ. Ces derniers se plaignaient de «nuisances sonores importantes».

Lors de l’audience le 1er octobre dernier, le couple avait demandé au tribunal de condamner l’éleveuse à faire cesser le préjudice subi, sous peine d’une astreinte de 150 euros par jour de retard, ainsi que le paiement de 3500 euros de dommages et intérêts et 2000 euros de frais de justice.

Un conflit similaire dans la région avait opposé des voisins sur l’île d’Oléron à l’issue duquel la justice avait autorisé le 5 septembre le désormais célèbre coq Maurice à chanter à sa guise.