Finlande: mis en échec, le gouvernement démissionne

Après l’échec sur les réformes sociales et le système de santé, le premier ministre finlandais a présenté vendredi la démission de son gouvernement.

08 mars 2019, 10:22
The flag of Finland flies aboard the Finnish icebreaker MSV Nordica as it arrives into Nuuk, Greenland, after traversing the Northwest Passage through the Canadian Arctic Archipelago, Saturday, July 29, 2017. After 24 days at sea and a journey spanning more than 10,000 kilometers (6,214 miles), the MSV Nordica has set a new record for the earliest transit of the fabled Northwest Passage. The once-forbidding route through the Arctic, linking the Pacific and the Atlantic oceans, has been opening up sooner and for a longer period each summer due to climate change. (AP Photo/David Goldman)

Le premier ministre finlandais Juha Sipila a présenté vendredi la démission de son gouvernement de centre-droit, a annoncé la présidence finlandaise. Il a échoué à faire passer un programme de réformes sociales et sur le système de santé.

«Le premier ministre a remis aujourd’hui la démission du gouvernement au président de la République Sauli Niinistö», a précisé la présidence. Cette annonce survient à cinq semaines d’élections législatives prévues le 14 avril. «Le président a accepté la démission du gouvernement», qui continuera à gérer les affaires courantes jusqu’à la formation d’un nouveau cabinet.

 

 

Ce programme de réformes a divisé au sein même de la coalition gouvernementale, qui s’est rendu compte qu’elle n’allait pas pouvoir la soumettre au parlement avant les élections législatives. M. Sipilä a donc préféré jeter l’éponge. Ce dernier conduit depuis 2015 une coalition de centre-droit, composée du Centre, du Parti de la coalition nationale (droite) et du parti Réforme bleue (eurosceptique).

Juha Sipilä, 57 ans, ingénieur de formation, est devenu millionnaire grâce à son activité d’entrepreneur dans les technologies. Puis il s’est lancé en politique. Il a remporté les législatives de 2015 en promettant de «réparer» tout ce qui n’allait pas en Finlande, pays en récession à l’époque.

Il a fait des réformes sanitaires et sociales l’une de ses priorités, estimant qu’elles étaient nécessaires pour réduire les coûts de traitements d’une population vieillissante. La proportion des plus de 65 ans dans le pays nordique, fort de 5,4 millions d’habitants, devrait atteindre 26% d’ici 2030.