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Fin des «opérations antiterroristes»

17 avr. 2009, 04:15

La Russie a mis fin hier à près d'une décennie «d'opérations antiterroristes» en Tchétchénie. Elle tourne ainsi la page sur un conflit qui a longtemps entaché son image à l'étranger.

Le Comité antiterroriste a indiqué avoir annulé à minuit l'ordre déclarant que le territoire de la république de Tchétchénie était une zone d'opérations antiterroristes.

«Cette décision vise à créer les conditions pour normaliser la situation dans la région, restaurer et développer ses infrastructures économiques et sociales», a-t-il précisé. Cette annonce marque la fin d'une opération lancée à l'automne 1999. Elle est intervenue «sur l'ordre» du président russe Dmitri Medvedev qui s'était dit en faveur de cette mesure fin mars au vu de l'amélioration de la sécurité dans la République caucasienne. Quelque 20 000 militaires devraient quitter le territoire.

Les autorités tchétchènes prorusses, qui militaient pour cette mesure, se sont immédiatement félicitées de la décision de Moscou. Le président Ramzan Kadyrov, qui a réussi au cours des dix années écoulées à réduire la rébellion séparatiste et islamiste, s'est également réjoui de la défaite des «bandits». Au total, quelque 100 000 personnes, soit 10% de la population, ont trouvé la mort dans les deux guerres. Si les combats d'envergure se sont terminés vers 2002, la guérilla tchétchène a continué des années durant à mener des attaques spectaculaires, comme la prise d'otages de l'école de Beslan en septembre 2005 (334 morts), ou celle du théâtre de la Doubrovka à Moscou en 2002 (130 morts). Des militants tchétchènes continuent toujours d'attaquer des militaires et des policiers en Tchétchénie et dans les républiques voisines de l'Ingouchie et du Daguestan. /ats-afp-reuters

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