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Federer ne gagne pas mais rassure ses fans

Rafael Nadal a lavé l'affront. Une année après avoir été battu en finale du Masters 1000 de Madrid, l'Espagnol a pris sa revanche sur Roger Federer en dominant le Bâlois 6-4 7-6 (7-5).

17 mai 2010, 10:40

Si l'affiche et le décor étaient les mêmes sur la terre battue madrilène, il n'en était rien au niveau de la condition de Rafael Nadal. Dans un piteux état en 2009 (fatigue après une longue demi-finale, genoux douloureux, divorce de ses parents), le Majorqui affichait un tout autre visage cette année. Et il le fallait pour écarter un très bon Federer, qui n'avait plus aussi bien joué depuis son titre en Australie en janvier.

Les deux hommes, qui ne s'étaient plus affrontés depuis leur finale en 2009, ont livré un de ces duels qui font leur légende, lors d'une partie qui a mêlé suspense et coups de génie. Tout s'est joué sur quelques détails, à l'image de ce faux rebond qui a piégé Federer sur la balle de match. Le nombre de points gagnés est d'ailleurs éloquent: Nadal en a remporté 85, Federer 84.

«Dans l'ensemble, je suis très satisfait. J'aurais même pu gagner. Mais j'ai raté quelques opportunités ici ou là», a reconnu le No 1 mondial. «Rafa a joué comme d'habitude. Il est difficile à déborder et ne donne pas beaucoup de points. Il n'y avait rien de nouveau. Après tous ces matches, on n'a plus beaucoup de secrets l'un pour l'autre.» Le Bâlois est désormais mené 14-7 dans ses face-à-face avec son meilleur ennemi.

Malgré sa défaite, Federer a largement rassuré ses supporters en atteignant la finale à Madrid. Peu convaincant lors du diptyque Indian Wells - Miami en mars, puis pour ses débuts sur terre battue à Rome et Estoril, le Bâlois a prouvé qu'il était dans une forme ascendante, une semaine avant d'aller défendre son titre à Roland Garros.

«Lorsque l'on considère où j'étais la semaine dernière, ce tournoi est un énorme progrès pour moi. Je n'avais pratiquement pas encore joué contre un gaucher sur terre battue et certainement aucun qui soit si fort que Rafa», a commenté Federer.

Le hic, c'est que Nadal sera aussi au sommet à Paris, contrairement à l'édition 2009 (défaite en huitième de finale contre Söderling). Cette année, le gaucher de Manacor n'a pas encore perdu sur terre battue (15 matches), signant un triplé inédit à Monte Carlo, Rome et Madrid. Outre ce record et la reconquête de sa place de No 2 mondial, Nadal est reparti de la capitale espagnole avec l'étiquette de recordman de sacres en Masters 1000 (18), devant Agassi (17) et Federer (16).

Nadal sera d'autant plus motivé à Roland Garros qu'il peut redevenir No 1 mondial. Pour cela, le Majorquin doit s'imposer et espérer que Federer ne dispute pas les demi-finales. S'il atteint seulement la finale, le Bâlois pourrait se permettre une défaite dès le premier tour. «Le bilan de la terre battue se fera après Roland-Garros. On peut gagner tous les tournois avant, mais si on est éliminé au premier tour à Paris, tout est remis en question», a conclu Federer, qui peaufinera sa préparation en disputant en fin de semaine une exhibition Rueil-Malmaison, dans la banlieue parisienne. /si

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