Etats-Unis: une maison d'enchères fait de la contrebande de cornes de rhinocéros

Une maison de ventes aux enchères de Floride, qui pratiquait la contrebande de cornes de rhinocéros noirs, va devoir payer 1,5 million de dollars d'amende et son patron risque la prison.
15 janv. 2015, 07:46
A customs officer stands guard near seized rhino horns at the Hong Kong Customs and Excise Department in Hong Kong Tuesday Nov. 15, 2011. Hong Kong Customs seized a total of 33 unmanifested rhino horns, 758 ivory chopsticks and 127 ivory bracelets, worth about HK$17 million ($2.23 million), inside a container shipped to Hong Kong from Cape Town, South Africa. (AP Photo/Kin Cheung)

Une maison de ventes aux enchères de Floride, dans le sud-est des Etats-Unis, va devoir s'acquitter d'une amende de 1,5 million de dollars (1,52 million de francs) pour contrebande de cornes de rhinocéros noirs. Son propriétaire risque la prison, selon le département de la Justice.

La maison d'enchères a plaidé coupable et accepté de payer l'amende, a précisé mercredi le département américain de la Justice dans un communiqué.

Le président et propriétaire d'Elite Estate Buyers Inc., située à Boynton Beach en Floride, a également reconnu devant un tribunal de Miami avoir vendu illégalement avec sa société des objets faits de corne de rhinocéros et d'ivoire, provenant de défenses d'éléphants et de coraux, dont il a fait la contrebande entre les Etats-Unis et la Chine.

Six cornes vendues

Avec sa maison d'enchères, il a ainsi vendu six cornes de rhinocéros noirs, dont deux pour 80'500 dollars, à un client texan impliqué dans une opération de contrebande, pour les acheminer en Chine. Mais des agents sous couverture au service de la pêche et de la faune sauvage ont racheté deux cornes, et un autre agent en a consigné deux pour les mettre aux enchères.

"La tuerie des rhinocéros et des éléphants en Afrique résulte de la demande grandissante pour leurs cornes et leur ivoire dans le monde (surtout en Chine, ndlr) et des personnes comme Christopher Hayes sont étroitement liées à ce commerce illégal ici et à l'étranger", a indiqué le service de la pêche et de la faune sauvage.

L'homme, âgée de 55 ans, doit encore entendre sa sentence. Il reste passible d'une peine maximale de prison de cinq ans et d'une amende de 500'000 dollars, dont 250'000 pour lui et 250'000 pour sa maison d'enchères, soit jusqu'à deux fois le gain de la vente illégale de ces objets.