Etats-Unis: un condamné du Missouri exécuté malgré une maladie rare

Un homme condamné à mort pour un crime en 1996 a été exécuté hier soir dans l’Etat du Missouri, malgré une maladie rare qui rendait son exécution risquée. Ses avocats avaient demandé de commuer sa peine en prison à vie pour lui éviter une mort potentiellement douloureuse.
02 oct. 2019, 07:04
Russell Bucklew a été exécuté malgré ses demandes de commutation de peine. Son exécution pouvait se transformer en torture selon ses avocats. L'Etat du Missouri n'a pas cédé malgré tout.

Un condamné à mort américain atteint d’une pathologie rare a été exécuté mardi soir dans l’Etat américain du Missouri. Selon ses avocats, son état de santé risquait de transformer son exécution par injection létale en une séance de torture.

L’homme de 51 ans avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué en 1996 le nouveau petit ami de son ex-compagne, puis enlevé et violé cette dernière. Il souffrait d’angiomes caverneux – une malformation vasculaire qui gêne sa respiration – et vivait depuis un an avec une trachéotomie.

 

 

Le condamné «risque de tousser et de s’étouffer dans son propre sang», avaient écrit ses avocats au gouverneur du Missouri, Mike Parson, en lui demandant de commuer la peine du condamné en prison à vie. Ce dernier, un républicain partisan de la peine de mort, avait rejeté leur requête dans la matinée.

Sa mort a été prononcée à 18h23 (01h23 en Suisse) à Bonne Terre, dans le Missouri, a simplement indiqué dans un communiqué l’administration pénitentiaire de cet Etat conservateur, sans donner de précisions sur d’éventuelles complications survenues au moment de l’exécution.

L’homme est devenu le 17e condamné exécuté depuis le 1er janvier aux Etats-Unis.