Etats-Unis: le drapeau confédéré retiré du Capitole de l'Alabama

Le gouverneur de l'Alabama a annoncé mercredi avoir ordonné le retrait du drapeau confédéré controversé qui flottait devant le parlement de cet Etat du sud des Etats-Unis. Cette décision découle seulement "en partie" de la tuerie de la semaine dernière à Charleston.
07 août 2015, 15:34
Le gouverneur de l'Alabama a annoncé mercredi avoir ordonné le retrait du drapeau confédéré controversé qui flottait devant le parlement

"C'est la bonne chose à faire. Nous sommes confrontés à des problèmes importants dans cet Etat au sujet du budget et d'autres dossiers que nous devons régler. Celui-ci (le drapeau confédéré, ndlr) pourrait devenir une distraction importante", a justifié le gouverneur Robert Bentley au site d'informations AL.com.

"Ma décision a été que le drapeau devait être retiré", a-t-il ajouté. La bannière controversée a été abaissée mercredi matin par deux employés municipaux sans protocole particulier, a précisé le site d'informations. L'étendard était situé près d'un monument confédéré au Capitole situé à Montgomery, la capitale de l'Etat.

Héritage controversé

Ce drapeau est le symbole de l'héritage du Sud pour ses partisans, et celui du racisme et de la théorie de la suprématie blanche pour ses détracteurs.

De nombreuses entreprises américaines ont annoncé qu'elles allaient cesser de vendre des produits arborant ce drapeau, après la mort de neuf Noirs tués dans l'église de Charleston, un édifice emblématique de la communauté afro-américaine. Le tueur présumé, âgé de 21 ans, apparait sur des photos brandissant le drapeau confédéré.

Mardi, le gouverneur de Virginie (est) avait annoncé qu'il allait interdire le drapeau sur les plaques d'immatriculation des voitures, après la demande lundi, par la gouverneure de Caroline du Sud, de retirer le drapeau qui flotte devant le parlement local.

Déplorant un "symbole qui divise", la républicaine Nikki Haley avait estimé que "150 ans après la fin de la Guerre de Sécession, le temps est venu" de retirer le drapeau, "même s'il fait partie de notre histoire".