Etats-Unis: l'homme qui a tiré sur Reagan pas apte à être libéré

Interné dans un hôpital psychiatrique de Washington depuis plus de trente ans, John Hinckley, 59 ans, n'est pas apte à être libéré. Le 30 mars 1981, il avait tenté d'assassiner le président américain Ronald Reagan à la sortie d'un hôtel.

23 avr. 2015, 07:09
John Hinckley Jr. arrives at U.S. District Court on Tuesday, Nov. 18, 2003 in Washington.  Hinckley, who tried to assassinate President Ronald Reagan in 1981, is in court to request to U.S. District Court Judge Paul L. Friedman to be allowed to visit his parents without supervision. Reagan's family and the government oppose the idea.  (KEYSTONE/AP Photo/Evan Vucci)

L'homme, qui a tenté d'assassiner le président américain Ronald Reagan en 1981, n'est pas apte à être libéré de l'hôpital psychiatrique, a indiqué mercredi une avocate du gouvernement américain. Il est interné à Washington depuis plus de trente ans.

Malgré une apparente amélioration progressive de sa santé mentale au fil des ans, "le temps n'est pas venu de lâcher les rênes", a estimé l'avocate devant un tribunal examinant l'opportunité de libérer John Hinckley, au premier jour de l'audience.

John Hinckley, 59 ans, avait tenté d'assassiner le président américain Ronald Reagan à la sortie de l'hôtel Hilton de Washington le 30 mars 1981. Il avait atteint trois autres personnes. Le tireur avait déclaré vouloir impressionner l'actrice Jodie Foster.

Lors de son procès en 1982, il avait été déclaré non coupable, car pénalement irresponsable et interné à St. Elizabeth, d'où il a le droit de sortir 17 jours par mois et sous conditions pour rendre visite à sa mère en Virginie.

"Harcèlement" et "infractions"

Un juge fédéral a précisé que le tribunal allait décider s'il était prêt à "faire la transition pour devenir un patient externe" et "si M. Hinckley peut s'intégrer dans la communauté". Mais pour le gouvernement fédéral, les actes de M. Hinckley continuent à être inquiétants.

L'avocate a mentionné du "harcèlement", l'envoi de lettres aux tueurs en série Ted Bundy et Charles Manson, ainsi que des "infractions" dans les itinéraires qui lui sont normalement autorisés lors de ses déplacements.

M. Hinckley voudrait pouvoir résider à plein temps au domicile de sa mère à Williamsburg, en Virginie, à environ 240 km au sud de Washington. D'après ses avocats, il a une petite amie et occupe un emploi bénévole à temps partiel de jardinier à Williamsburg, qu'il espère pouvoir transformer en travail rémunérateur dans un proche avenir.

Son avocat a souligné que son client s'ajustait bien au monde extérieur et qu'il connaissait "une rémission complète et stabilisée depuis plus de vingt ans" de sa psychose et de sa dépression. "Il est cliniquement prêt pour la prochaine étape", a poursuivi le défenseur.

Mais pour l'avocate du gouvernement, les plans de sa famille pour superviser ses activités sont "inadéquats" et "manquent de structure". Ils mettent potentiellement en danger ses voisins.