Etats-Unis: Barack Obama refuse un soutien armé en Syrie

Barack Obama a refusé jeudi une recommandation du département d'Etat et de la CIA demandant d'armer les rebelles en Syrie.

08 févr. 2013, 07:10
Le président américain Barack Obama a refusé d'armer les rebelles de Syrie comme le demandaient deux responsables du Pentagone.

Deux hauts responsables du Pentagone ont indiqué jeudi devant des sénateurs américains avoir soutenu une recommandation du département d'Etat et de la CIA d'armer les rebelles en Syrie. Cette option s'est cependant heurtée au refus de Barack Obama.

Cette déclaration a été faite lors d'une audition du secrétaire à la Défense Leon Panetta et du chef d'état-major de l'armée américaine Martin Dempsey devant une commission sénatoriale présidée par le républicain John McCain.

Panetta et Dempsey ont précisé qu'ils avaient appuyé la recommandation provenant du département d'Etat et de la CIA l'an passé.

Dans son édition du 2 février, le New York Times précisait qu'un projet avait été élaboré en commun par la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et par le patron de la CIA, David Petraeus, qui ont tous deux quitté leurs fonctions respectives.

Dernier mot

"A l'évidence, il y avait un certain nombre de facteurs qui ont fini par conduire au final à la décision du président (Barack Obama) d'un recours à une aide non meurtrière", a dit Panetta, ajoutant qu'il avait appuyé le choix du chef de l'Etat.

Le témoignage des deux hauts responsables laisse à penser que la Maison blanche a eu le dernier mot dans cette affaire et que sa position a primé sur celles de deux puissantes institutions de l'administration.

Le New York Times précisait que le choix de la présidence de refuser d'armer et d'entraîner les rebelles syriens se justifiait par la crainte d'impliquer les Etats-Unis dans ce conflit. Le président aurait également redouté de voir les armes fournies terminer entre de mauvaises mains.

La Maison blanche se cantonne depuis le début du conflit à un appui non armé des rebelles qui reçoivent des soutiens militaires de la part de pays voisins comme le Qatar ou l'Arabie saoudite.