Etat islamique: la Turquie expulse neuf Britanniques voulant se rendre en Syrie

La Turquie a expulsé mardi neuf Britanniques arrêtés en tentant de se rendre en Syrie pour y rejoindre vraisemblablement l'Etat islamique. Quatre enfants dont un bébé faisaient partie du groupe.

14 avr. 2015, 10:39
FILE - This file image posted on a militant website on Tuesday, Jan. 7, 2014, which is consistent with AP reporting, shows a convoy of vehicles and fighters from the al-Qaida-linked Islamic State of Iraq and the Levant, now called the Islamic State group, in Iraq's Anbar Province. ?We can?t stop this thing, but we can limit it,? a former Islamic State group commander told the Associated Press of the Sunni militant group?s ambition to create a self-styled caliphate. ?Daesh has nothing to lose,? he added, using the group?s Arabic acronym. ?They like it when (they are) hot in the news.? The former commander was interviewed at an Iraqi prison where he is now held and works as an informant.(AP Photo/militant website, File)

La Turquie a expulsé mardi neuf Britanniques arrêtés en tentant de se rendre en Syrie pour y rejoindre vraisemblablement l'Etat islamique (EI), selon l'agence de presse turque Anatolie. Deux femmes et trois hommes ont été arrêtés le 1er avril dans la région d'Hatay, dans le sud de la Turquie, avec quatre enfants, dont un bébé d'un an.

Les ressortissants britanniques ont été conduits à Adana (sud), d'où ils devaient prendre un avion pour Antalya (sud) et de là partir pour la Grande-Bretagne, a précisé Anatolie. L'agence précise qu'ils ont été frappés d'une mesure d'interdiction de séjour en Turquie.

L'affaire a fait grand bruit en Grande-Bretagne quand il s'est avéré que l'un des enfants était le fils d'un élu local travailliste (Labour).

La Turquie est souvent accusée par ses partenaires occidentaux de ne pas empêcher le flux actuel de candidats au djihad de rejoindre l'EI, qui contrôle des territoires en Irak et en Syrie. Ankara a été durement critiqué pour ne pas avoir empêché le passage de trois adolescentes britanniques en Syrie en février, parties y rejoindre l'EI.

La Turquie a toutefois récemment renforcé ses contrôles aux frontières et expulsé le mois dernier vers la Grande-Bretagne une jeune femme et trois adolescents britanniques soupçonnés de vouloir rejoindre, eux aussi, les rangs des djihadistes.