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En Grèce, la carte bancaire peine, le travail au noir prospère

Depuis peu, la loi impose le paiement par carte à des métiers dans le but de réduire le volume colossal de transactions et de revenus qui échappent au fisc.

27 janv. 2017, 01:47
A woman pulls a shopping trolley next to a Greek and an EU flags at a main street of Athens, Thursday, Jan. 26, 2017. Greece's prime minister on Wednesday marked two years in office, as talks with bailout lenders remain at an impasse. (AP Photo/Yorgos Karahalis) Greece Bailout

Dimitris Variamis a tout du plombier modèle. Juché sur sa moto, à longueur de journée, zigzaguant entre les bouchons des rues de Thessalonique, deuxième ville du pays, il est rarement en retard à un rendez-vous. Son énorme sacoche contenant tout son arsenal professionnel, de la clé aux joints en caoutchouc, ne le quitte jamais.

Toujours affable et souriant, il confie avoir «plusieurs fois réparé des fuites bénévolement dans des familles frappées par la crise et la brusque paupérisation de la société». Mais, depuis le 1er janvier, Dimitris ne décolère pas. «On nous impose à présent d’avoir tous un terminal de paiement par carte bancaire, alors que je ne sais même pas comment ça marche!»

Depuis la mise en place du contrôle des changes, le 25 juin 2015, le gouvernement et les banques ont tenté, à plusieurs reprises, de communiquer sur le bien-fondé des paiements par carte. Et depuis le 1er...

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