Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Dix-neuf personnes en garde à vue après les violences de Grenoble

18 juil. 2010, 16:13

Dix-neuf personnes étaient en garde à vue aujourd'hui à Grenoble, après la nuit de violences de vendredi à samedi dans le quartier de la Villeneuve. Les policiers avaient  alors essuyé des tirs après la mort, la veille, d'un malfaiteur dans une fusillade avec les forces de l'ordre.

La directrice départementale de la sécurité publique Brigitte Julien a précisé que les forces de l'ordre, considérablement renforcées ces dernières 48 heures, avaient effectué 15 perquisitions dans la nuit de samedi à dimanche.

Selon le député-maire socialiste de Grenoble, Michel Destot, quatre des hommes arrêtés sont déjà connus des services de police pour des «cas très sérieux» de trafic de drogue, port d'armes, violences. L'un d'eux aurait même déjà eu affaire à la justice pour homicide.

Véhicules incendiés

Brigitte Julien a pour sa part précisé que les perquisitions avaient permis de saisir du cannabis. Elle a également fait état de  coups de feu tirés d'un immeuble et d'impacts de balles retrouvés sur un fourgon de CRS tandis que 16 véhicules ont encore été incendiés.

Mais si la nuit a été émaillée d'incidents entre les forces de l'ordre et des jeunes gens de ce quartier populaire de 15.000  habitants, ils ont été sans commune mesure avec les violences de la veille, a précisé de son côté la préfecture de l'Isère.

Celles-ci avaient éclaté vers minuit vendredi, au lendemain de la mort d'un malfaiteur résidant à la Villeneuve dans une fusillade avec les forces de l'ordre à la suite du braquage d'un casino, le troisième dans la région Rhônes-Alpes et en Suisse voisine depuis quelques mois.

Une trentaine de véhicules avaient été incendiés, un tramway attaqué et des policiers visés par des tirs d'armes à feu. L'un d'eux a été blessé.

Ministre sur place

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est allé sur place hier et a promis de faire rétablir l'ordre public. Quelque 300  policiers et gendarmes supplémentaires ont été déployés dans le quartier, notamment des unités d'élite du Raid et du Groupement  d'intervention de la gendarmerie nationale.

Ce soutien aux forces de l'ordre locales sera maintenu «tant que le calme ne sera pas revenu», précise la préfecture de l'Isère. Brigitte Julien a pour sa part déclaré que le même dispositif policier serait reconduit au moins jusqu'à mardi.

Michel Destot, qui réclame une conférence de tous les acteurs concernés par les violences urbaines, déplore pour sa part une baisse du nombre de policiers de sa ville - ils sont passés de 720 à 600 ces dernières années, a-t-il dit.

Une préoccupation partagée par les syndicats de police, qui, en réaction à la blessure d'un policier, ont réclamé hier d'urgence des renforts dans la circonscription de Grenoble.

Butin retrouvé

Evalué entre 20.000 et 40.000 euros, le butin emporté par les deux braqueurs du casino d'Uriage-les-Bains, à une quinzaine de kilomètres de Grenoble, a lui été retrouvé dans une voiture abandonnée par les assaillants. Le second malfaiteur était toujours introuvable aujourd'hui.

Des violences urbaines secouent régulièrement les banlieues françaises depuis le début des années 1990.

Selon les syndicats de magistrats et de policiers, la délinquance et le banditisme semblent s'aggraver avec la crise économique. Des formes de délinquance telle que les attaques à l'explosif de distributeurs de billets se développant par exemple en banlieue parisienne. /ats

Votre publicité ici avec IMPACT_medias